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 I'm addicted to you ✘ Fredica

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MessageSujet: I'm addicted to you ✘ Fredica   Lun 18 Jan - 23:04

I'm addicted to you,


Cette soirée fut longue. Longue et pourtant si succincte. Anjelica avait l’impression fugace d’avoir observé tous les événements en était à côté de son enveloppe charnelle. Elle se voyait se mouvoir au milieu de la foule. Rentrée depuis une heure tout au plus, l’Espagnole avait pris dans ses bras Derek et Nerio, les remerciant de l’avoir raccompagné. Profitant de la chaleur de leurs bras amicaux et du sentiment de sérénité qui se dégageait d’eux. A présent, les prunelles sombres fixaient le plafond. Tel un écran de télévision, elle y revoyait sa soirée au ralenti. Elle ferma promptement les yeux et se tourna sur le côté, se repliant sur elle même. Elle avait beau avoir gardé la tête haute, la soirée avait été dure à encaisser. Elle soupira. Entre Fred qui l’avait parfaitement ignoré, les petits gestes du Loevan gonflé de fierté et cette danse improvisée avec Fairfax… Elle se tourna de l’autre côté. C’était certainement ce dernier point qui l’avait le plus retourné. Si elle était prête à croiser à nouveau son regard, elle n’était pas pressée qu’il passe de nouveau à son cabinet. Agacée, elle se mit à nouveau sur le dos. Ses doigts jouèrent un instant avec les plis de sa couette. Morphée avait du oublier sa tournée. Elle rejeta le tissus et se releva. Elle retira le short qu’elle avait enfilé pour dormir et le remplaça par un jogging noir. Glissant ses pieds dans des baskets et s’emmitouflant dans un sweat, la brune décida d’aller prendre l’air.

Anjelica attrapa son paquet de cigarettes et sa baguette magique puis quitta sa chambre. L’air frais vint lui fouetter rapidement le visage. Sensation d’ivresse qui la berça doucement. Elle inspira fortement et commença à marcher sans réel but précis. Loin d’elle la robe blanche qu’elle avait porté en cette soirée. Elle s’était presque empressée de la retirer. Les mains d’Obéron semblait laisser une marquer invisible là où elles s’étaient posées durant cette valse. Dans ces moments là, elle préférait de loin les soirées étudiantes où danser seule n’était pas choquant le moins du monde… Ses pas s’animèrent tout seuls, la menant au milieu du parc des étudiants de la faculté. Elle s’installa sur un banc pendant plusieurs minutes, profitant de la noirceur des lieux. Du silence. Du vent doucereux. Elle caressa de la pulpe de ses doigts la pierre rugueuse du banc. Au bout d’un certain temps, elle se décida à retourner jusqu’à sa confrérie.

Elle coupa à travers l’herbe humide afin de raccourcir son retour. L’image de Fred, irrémédiablement de dos lui revint en mémoire. Si elle l’avait en face d’elle, elle lui ficherait certainement une gifle. Elle s’accota contre un arbre devant l’entrée de la confrérie. Elle tira de sa poche ses cigarettes et en alluma une à l’aide de sa baguette. L’avantage d’être dans l’enceinte de la faculté était qu’elle pouvait user de sa baguette sans vider son sablier. Ses lippes vinrent pincer le filtre du cylindre blanc avant de tirer dessus. Elle ferma les yeux alors que la fumée s’infiltrait dans ses poumons diffusant sa nicotine bienfaitrice. Un bris attira l’attention de la jeune femme. Ses paupières battirent à plusieurs reprises pour tenter de voir ce qui s’approchait. Mais la pénombre l’empêchait de voir clairement. Non pas qu’elle avait peur, l’université était tout de même bien protégée, mais en pleine nuit entendre des bruits se rapprocher d’elle n’était pas forcément ce qu’il y avait de plus rassurant. Elle écrasa lentement sa cigarette contre l’arbre sur lequel elle était appuyé et glissa ce qui lui restait dans la poche. Sa main se crispa sur sa baguette alors que les pas s’approchaient de plus en plus. Profitant d’un informulé, un lumps vint fendre la nuit éblouissant une silhouette élancée qu’elle ne connaissant que trop bien. « Fred ? » Elle plissa les yeux pour le dévisager. Il cherchait sûrement à mourir en venant la rejoindre ici après une telle soirée. Il l’avait lâchement abandonné. Heureusement que Derek avait été là, lui. Elle réprima un juron et regarda un instant ailleurs. Elle n’avait pas envie de lui parler. C’était tout bonnement impossible. S’ils échangeaient la moindre parole, cela allait finir comme la dernière fois. Surtout maintenant. Surtout après cette soirée idiote organisée par le ministère. Elle finit par l’observer de nouveau alors qu’il avait fini d’avancer. Elle se racla la gorge agacée. « C’est gentil d’avoir fait le déplacement. Je pensais que tu avais oublié qui j’étais. Et même à quoi je ressemblais. » Remarque acerbe faisant référence à ce qui s’était déroulée quelques heures plus tôt. La colère commençait déjà à envahir ses veines. « Bien. Ce fut un plaisir. Bonne nuit Fred. » Elle lui tourna alors le dos et commença à se diriger vers la porte de sa confrérie. Elle n’avait pas envie que cela recommence ce soir. La douleur et la rancune étaient toujours présentes. Elle se mit alors à fouiller dans la poche de son jogging pour récupérer son trousseau pour ouvrir la porte d’entrée. Alors qu’elle allait glisser la clé dans la serrure, Anjelica sentit sa présence dans dos. « Fred, je ne suis pas d’humeur. »

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DE CEUX
Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort à coup d’grenades lacrymo pour l’effrayer et la maintenir à distance. Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d’une avenue, pour la séduire, la ramener et lui faire l’amour de façon brûlante.


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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Lun 25 Jan - 0:03

I'm addicted to you


Il  avait plus que bu autant ne pas le cacher, Fred avait trop bu. En tout cas pour une soirée de cette qualité au ministère. Il n’avait pas été sérieux mais il n’avait pas été le seul dans son cas. Lucy et Aleksander l’avaient aidé dans cette tâche. Bon, même sans leur aide, il aurait certainement fini dans la même situation mais ils n’avaient pas aidé à ce que ce ne soit pas le cas. Pas sympa les copains. A vrai dire, le rouquin avait tenté de noyer son chagrin et sa solitude ce soir-là. Depuis qu’il s’était disputé avec Anjelica, il ne savait plus où il en était. même s’il prétendait le contraire auprès de tous, il n’était pas heureux et ça le tourmentait énormément. Il savait qu’il n’aurait pas dû la juger, comment aurait-il pu en être autrement. Il le regrettait amèrement. L’espagnole obnubilait ses pensées et il ne savait plus quoi faire pour passer à autre chose. Parce que c’était avec elle qu’il voulait passer du temps.

Il l’avait vu au loin pendant la soirée, il n’avait pas été la voir, il ne savait pas quoi dire et puis ce n’était pas le bon endroit pour avoir une conversation. Alors il s’était contenté de la regarder de loin alors qu’elle discutait avec Derek, Ewen et la blonde qui l’accompagnait. Personne qu’il n’avait jamais vu auparavant. Elle semblait être heureuse. Il n’était même pas étonné qu’elle soit passée à autre chose. Après tout, elle avait toujours été comme ça. Dire qu’il pensait être celui qui réussirait à la changer, il fallait croire qu’il s’était bien planté. Il avait attendu pendant trois ans de la revoir ou presque pour ça ? Alors il avait pris une coupe en plus et il avait continué de papoter. Qu'est-ce qu'elle était belle dans cette tenue ! C’est lorsqu’il y eut un grand bruit de dispute que tout bascula. Il se retourna en direction des énergumènes qui n’avaient rien trouvé de mieux que de se battre au ministère lorsqu’il la vit en compagnie de lui. Lui, celui qui avait été son pire cauchemar. Il ne savait plus quoi faire. Il ne comprenait pas. Il restait au milieu de la piste de danse à la fixer sans pouvoir rien faire. Ce n’était pas l’envie de flanquer une bonne raclée à Obéron qui lui manquait mais il ne pouvait pas. Ils étaient en plein ministère et il était un de leur employé. Et puis, il n’avait aucune preuve que son ancien bourreau savait qui elle était. Et si c’était elle qui voulait lui faire payer leur dispute. Non, elle n’aurait pas pu faire ça. la soirée venait brusquement de prendre une tournure complètement différente. C’était le début de la fin pour le rouquin. Déjà qu’il n’était pas heureux d’être là sans elle, on venait de lui planter un couteau dans le cœur. Il ne dit rien, continua de faire comme si de rien n’était sans vraiment parvenir à cacher tout ça. Enfin peut-être que si, il n’avait aucune preuve que ça fonctionnait, après tout, Aleksander et Lucy le connaissait mieux que quiconque.

Lorsqu’il quitta la soirée quelques heures plus tard, il avait clairement trop abusé de l’alcool mais pas suffisamment pour provoquer une esclandre en plein ministère. L’air frais de l’extérieur ne suffit pas à lui remettre les idées en place. Il sentait qu’il n’avait plus tout son équilibre et au vue des conversations qu’il avait pu avoir avec sa cousine, il savait qu’il n’avait plus non plus des propos forcément très cohérent. Alors il fit ce qu’il n’aurait jamais fait s’il avait été sobre. Il prit sa baguette et transplana. De un, c’était dangereux lorsque l’on avait pas tout son esprit, et de deux, il choisit le seul lieu où il n’aurait pas dû se rendre. Du moins pas avant d’avoir réfléchi calmement à la situation et encore moins saoul. Anjelica allait être ravie de le voir débarquer à cette heure-ci de la soirée. Heureusement, il n’avait pas transplané directement chez elle, il avait dû avoir un éclair de lucidité lors de cette opération. Il traversait le parc de l’université en direction de la résidence où logeait l’espagnole. « Fred ? » Il avait été soudainement ébloui au sens propre comme au figuré par la brune qui se tenait devant lui. Il ne comprenait même pas pourquoi elle était là, ça lui semblait  complètement irréel. Maintenant, il ne savait plus trop pourquoi il était venu jusque là. Il n’avait aucune raison. « C’est gentil d’avoir fait le déplacement. Je pensais que tu avais oublié qui j’étais. Et même à quoi je ressemblais. Bien. Ce fut un plaisir. Bonne nuit Fred. » Elle lui tourna le dos sans qu’il ait eu le temps de lui dire le moindre mot. Mais il la suivit silencieusement jusque chez elle. Il avait compris qu’elle était en colère mais il ne voyait pas pour quelles raisons. Après tout, il avait certainement plus de raisons qu’elle de l’être. Elle n’était pas venue le voir, c’était elle qui était partie lors de leur dispute et c’était elle qui s’était retrouvée en compagnie d’Obéron. Elle savait en plus à quel point il le haïssait. Mais ce n’était même pas à ça qu’il pensait, enfin pas vraiment. Il était venu pour elle, pour être en sa compagnie.

« Fred, je ne suis pas d’humeur. » Il s’en moquait, il avait envie d’être en sa compagnie, de s’expliquer. La raison aurait dû lui faire comprendre que ce n’était pas dans son état qu’ils auraient une discussion constructive mais il n’en avait plus vraiment. « Tu étais magnifique. » Wouah, ça c’est une sacrée façon de commencer une discussion. Il eut un léger vertige et se rattrapa avec la délicatesse dont il en était capable au mur juste à coté de la porte d’entrée.


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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Mar 31 Mai - 2:00

I'm addicted to you,


C’était trop douloureux. Anjelica comprenait pourquoi elle avait passé des années à se construire une muraille pour ne jamais s’attacher dans une relation sérieuse. Parce que cela finissait toujours par faire souffrir. C’était comme cela que ça se terminait. Dans les cris et les larmes. Elle l’avait vu de ses propres yeux alors que ses parents avaient divorcé. Elle n’avait jamais ressenti ce vide avant. Avant Fred. Cette soirée avait été pire que tout. Elle n’avait jamais ressenti ça. Ils s’étaient tout bonnement ignorés. La présence d’Obéron lui avait glacé le sang. Elle avait silencieusement espéré que Fred vienne malgré tout mais c’était Derek qui était venue à son aide. Qui l’avait sorti des griffes d’un psychopathe sans même le savoir. Anjelica était hanté par cette danse, pire encore par le dos de Fred qui immuable.

Lorsqu’Anjelica le vit dans le parc de l’université, elle resta un instant sans ciller avant de déverser un flot de paroles visant à l’attaquer. Elle voulait qu’il reste autant qu’elle voulait le voir partir. Elle avait envie de le gifler autant que le prendre dans ses bras pour le sentir auprès d’elle. Sa chaleur, ses lèvres lui avaient tellement manqué. Le confort du cocon rassurant de ses bras. Son rire malicieux, ses prunelles moqueuses… Mais elle lui en voulait. De ce qu’il lui avait reproché lors de leur dernière rencontre dans sa chambre. Elle lui en voulait pour ce soir. Pour ce mutisme, ce silence assourdissant. Cette absence totale de réaction. Il n’avait rien dit, mais elle avait détourné son chemin de lui. Fuir. Se cacher derrière une carapace, c’était ça qu’elle devait faire.

Elle finit par atteindre rapidement la porte de sa chambre d’un pas rapide. Alors qu’elle avait toujours la main sur les clefs à peine entrées dans la serrure, elle sentit sa présence dans son dos.  « Tu étais magnifique. » Elle resta immobile les paroles flottant dans les airs durant quelques secondes. Au moment, où elle se tournait pour le regarder, elle le vit se rattraper au mur juste à côté. Ses prunelles sombres le dardèrent courroucées. « C’est pas sérieux… » murmura-t-elle. Cela expliquait pourquoi il craignait pas forcément que l’Espagnole se mette à sortir les griffes. Elle se détourna de nouveau pour ouvrir la porte de sa chambre. Elle allait le planter là. Elle était là la solution. Cela lui ferait les pieds. Il fut un temps où elle n’aurait eu aucun scrupule. « Viens là idiot… » Elle s’approcha de lui et le tira par le bras. Elle allait pas le laisser comme ça… Bien sûr que non. Il était fichu de transplaner à nouveau et vu son état il risquait d’y perdre un membre. Et cela serait un pur gâchis… Anjelica referma la porte derrière eux et relâcha aussi rapidement. Elle ne voulait pas de contact, pas de paroles. Elle n’était pas prête, encore moins face à un Fred alcoolisé. Elle l’observa un instant à la dérobée. De sa baguette, elle alluma plusieurs bougie afin d’éclairer la pièce. « Pourquoi tu es entré dans ma vie ? » Elle se laissa tomber sur son lit afin de s’asseoir et se passa les mains dans les cheveux. Elle n’aimait pas ce sentir si vulnérable depuis leur dispute. Elle n’aimait pas ce manque qui grandissait en elle. Mais putain… plutôt crever que de l’admettre. Se laissant tomber à la renverse sur son matelas, Anjelica finit par dire d’une voix qui se voulait plus assurée. « On va attendre que tu dégrises un peu et puis tu pourras rentré chez toi et retrouver ton précieux colocataire. » Une once d’amertume avait transpercé alors qu’elle repensait au regard du Loevan durant le bal. Elle ne lui accordait aucun regard. C’était plus facile ainsi. Ignorer sa présence? Ne pas aborder les sujets sensibles. Fuir. Toujours. « Tu peux aller te doucher si tu veux. Ca t’aidera à redescendre… » La voix de l’Espagnole était de plus en plus dure. Ses pensées vacillaient entre le bal et leur dispute. Le tout s’entrecoupait de leurs retrouvailles et des moments joyeux qu’ils avaient pu passer ensemble. Elle ferma les yeux. Son odeur emplissait déjà la pièce comme à chaque fois qu’il venait dans sa petite chambre. Tout ça parce qu’ils n’avaient pas d’autre endroit car son meilleur ami avait décidé de la bannir. Rien que d’y songer, cela énerva de nouveau l’Espagnole.
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Dernière édition par Anjelica M. d'Alvarez le Sam 29 Avr - 21:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Dim 5 Juin - 1:54

I'm addicted to you


Fred était saoul, bien trop à vrai dire. Alors il avait peut-être pris la pire décision qu’il n’ait jamais eue en transplanant à l’université. C’était idiot mais il avait envie de la voir. Parce qu’elle lui manquait bien trop. S’il avait tant bu ce soir, c’était peut-être de la voir au loin en compagnie d’autres. Et elle qui ne le regardait même pas. Alors il avait fait comme s’il profitait pleinement de sa soirée en compagnie de Lucy et Aleksander. Non pas qu’ils n’étaient pas cools et qu’il n’aurait pas pu passer une super soirée en leur compagnie. Il l’avait déjà fait plus d’une fois et c’était toujours une tuerie. Mais ce soir-là, de revoir la belle espagnole, il n’avait pas réussi. L’alcool était monté certes, mais il n’avait pas été joyeux comme il pouvait l’être parfois. Parce que c’était au bras d’Anjelica qu’il voulait être quand elle-même était avec tout le monde sauf lui. Et le pire avait certainement été lorsqu’elle s’était retrouvée dans les bras de son pire ennemi. De celui qu’il tuerait sans se poser de question s’il en avait l’occasion. Mais il était désormais face à elle et à son regard rempli de colère. C’est certainement parce qu’il était bien trop saoul qu’il l’avait suivi. L’alcool faisait des ravages. Il était derrière elle, juste devant la porte de sa chambre. Et maintenant, même si elle était en colère, même si elle s’énervait sur lui, tout ce qu’il voyait c’était à quel point elle était parfaite. Oui, alors même qu’il se rattrapait, elle l’était. Remarquez, c’était peut-être parce qu’il ne voyait plus parfaitement bien… Mais non, elle l’était parce que c’était toujours ainsi qu’il l’avait vu. C’était son caractère tempétueux qui ressortait, celui qu’il n’avait pas vu depuis… leur dernière dispute. Mais n’avait-il pas toujours aimé jouer avec le feu ? « C’est pas sérieux… » Elle avait beau être en colère et lui en vouloir, Fred était heureux. Heureux parce qu’elle était face à lui. Les dernières semaines avaient été les plus longues de sa vie. Il savait que c’était aussi pour ça qu’il s’était retrouvé là ce soir-là. parce qu’il voulait la voir, lui parler. Et s’il avait trop peur en plein jour, son courage avait été décuplé par la quantité de boisson qu’il avait pu ingérer ce soir-là, son idiotie également. Il ne comprenait pas pourquoi elle se comportait ainsi. En fait, si. Il avait très bien compris. Elle devait être passée à quelque chose d’autre, à quelqu’un d’autre. Mais pourquoi ? Et pourquoi Obéron ? Cette question, c’était peut-être celle pour laquelle il était venu. Parce qu’elle l’avait fait plus que souffrir ce soir-là. La voir avec lui. Elle savait pourtant. De tous, elle était celle qui avait le plus vu les conséquences des actes de ce salaud. Alors son cœur avait explosé lorsqu’il l’avait vu à son bras. Si elle voulait le rendre malheureux, elle avait trouvé comment faire.

« Viens là idiot… » Il se laissa tirer à l’intérieur de la chambre de la brune sans un mot. Ou plutôt, il tituba jusque dans la pièce sans parler. Le contact de l’espagnole sur son bras le marqua même s’il ne dura que quelques instants. Qu’est-ce qu’il aurait donné pour se jeter dans ses bras, pour être blotti contre elle. Mais il avait tout de même un peu de retenue. Et puis, clairement Anjelica n’avait pas envie de lui et aurait préféré qu’il ne soit pas là. Sinon, elle n’aurait pas été aussi rapidement dans un autre point de la pièce. « Pourquoi tu es entré dans ma vie ? » Il se posait la même question. Pourquoi est-ce que ça lui faisait tant de mal qu’elle soit loin de lui ? Mais pour la première fois, alors que Fred adorait embêter la brune d’ordinaire, il resta silencieux. Parce que pour la première fois, il ne trouvait rien à redire se posant lui-même bien trop la question. Il se demandait pourquoi il était venu. A quoi bon la revoir si rien de bon n’en découlait. Mais l’envie avait été trop forte. Il avait besoin d’elle à ses cotés. Il lui manquait quelque chose et elle ne s’en rendait certainement pas compte. Il avait été un fantôme, même Aleks commençait à se faire du soucis. C’était pour ça qu’il était venu, juste pour la voir, pour lui parler, parce qu’elle lui était devenu indispensable bien trop rapidement. « On va attendre que tu dégrises un peu et puis tu pourras rentrer chez toi et retrouver ton précieux colocataire. » Son précieux colocataire, il comprit l’ironie malgré son état. Il jeta un léger coup d’œil à l’espagnole maintenant allongée sur son lit. « C’est pas lui que je veux voir. » Que quelqu’un le fasse taire. La remarque lui avait fait prendre conscience qu’il était peut-être encore plus saoul qu’il ne l’était déjà. « Je peux rentrer. Je suis pas si saoul. J’ai réussi à venir, je peux repartir. » Remarque typique de quelqu’un ayant trop bu. Pourquoi fallait-il toujours qu’ils tentent de braver l’impossible et le danger. Etait-ce si compliqué d’accepter de ne pas transplaner ? « Tu peux aller te doucher si tu veux. Ca t’aidera à redescendre… » La voix d’Anjelica était froide. Bien trop froide. Elle lui rappelait leur dernière dispute. Il se souvenait la colère qu’il avait pu lire dans ses yeux. Il aurait tout donné pour que ça ne se passe pas ainsi. Quitte à parler, autant qu’il suive ses directives. Peut-être qu’elle serait plus à l’écoute ainsi. En fait, il n’avait surtout pas envie de réfléchir alors il faisait ce qu’on lui disait. Il retira son haut avant de se diriger vers la salle de bain, non sans manquer de tomber au passage. Et puis, ça lui revint. Pendant un cours instant, il avait repensé à ce qu’il avait vécu ici, aux bons moments qu’il avait pu partager avec Anjelica, ses moments qui lui manquaient tellement désormais. Et l’image d’Obéron s’installa dans son esprit. « Pourquoi lui ? » Il voulait savoir, il voulait comprendre.

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Tu me dis que rien ne passe même au bout d'un moment, qu'un beau jour c'est une impasse et derrière l'océan. Que l'on garde toujours la trace d'un amour, d'un absent que tout refait surface comme hier droit devant. Tu me dis que rien ne sert la parole ou le temps qu'il faudra une vie entière pour un jour faire semblant, pour regarder en arrière revenir en souriant en gardant ce qu'il faut taire et puis faire comme avant.
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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Sam 29 Avr - 22:05

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Anjelica avait l’amère impression de ne rien contrôler. Dès l’instant où elle avait fichu les pieds dans cette salle de bal. Elle avait perdu la main et quelqu’un d’autre était en train de tenir les rênes de sa vie. Tout partait de travers. Sa carapace se fendait. Fred avait détruit le mur qu’elle avait construit depuis des années autour d’elle. Il avait fait tomber une à une ses barrières. Juste assez pour se faufiler jusqu’à son myocarde desséché. Se rendait-il compte à quel point il s’était emparé de son palpitant ? Combien la douleur l’enlisait dans ses plus profonds retranchements ? Et alors qu’ils ne s’était plus parlé ces derniers jours, il était là, devant elle. La prenant au dépourvu après cette soirée désastreuse. Il était là imbibé d’alcool. La colère l’avait assaillie. Il ne lui avait pas adressé la parole de la soirée. L’avait abandonnée alors qu’Obéron avait joué de ses doigts fallacieux le temps d'une danse hasardeuse. Il n’avait même pas cillé alors qu’elle se retrouvait, comme souvent, au milieu d’une incartade. Ses amis, eux, avaient été présents. Nerio. Derek. Ils étaient partis ensemble de cet endroit complètement fou. Ils avaient tourné le dos à ce monde de tarés. Et il surgissait. La rancœur la tenaillait. Tout autant que l’envie de se jeter dans ses bras, de s’y nicher pour se cacher du reste du monde.  

Et ils se retrouvaient dans sa chambre. Comme bien des fois auparavant. Coupés du reste de la terre. Ensemble. Il fallait juste qu’il dégrise. Elle allait s’occuper de lui, attendre que les méfaits toxiques de l’alcool s’amenuisent et puis, le laisser partir.« C’est pas lui que je veux voir. » Elle voulait le renvoyer chez lui avec son connard de colocataire qui lui servait de meilleur ami alors qu’eux même se haïssaient depuis toujours. Son regard sombre plongea dans les prunelles claires de Fred. Comment avoir une conversation sérieuse ? « Je peux rentrer. Je suis pas si saoul. J’ai réussi à venir, je peux repartir. » Toujours assise sur son lit, Anjelica se redressa d’un mouvement souple mais rapide. Elle posa sa main sur son bras pour le retenir d’une quelconque tentative. Elle tenait bien trop à lui pour laisser sa colère la diriger et le laisser s’en aller dans un tel état. Surtout en transplanant. C’était aussi dangereux que de laisser quelqu’un conduire. Elle lui proposa d’aller se doucher à la place. Sa voix s’était voulue froide, intransigeante. A l’opposer de la chaleur qu’elle ressentait au bout de ses doigts alors sa chair rencontrait celle de Fred. Elle le relâcha doucement. Comme pour rejeter l’afflux de sentiments qui jaillissaient. Son regard glissa sur son torse alors qu’il retirait son t-shirt pour se rendre vers la salle de bain. Geste bien familier. Mais cette putain d’amertume qui peignait son cœur gâchait tout. Elle vit un instant ses cicatrices parsemant son torse. « Pourquoi lui ? »

Anjelica croisa les bras sur sa poitrine. Son palpitant manqua un battement. Il se serra tant qu’elle crut que la douleur serait insoutenable. La seconde d’après de nouveau la colère faisait place au doute. Elle avait envie de lui jeter des objets à la figure. De le prendre par la peau du cou et de le secouer pour qu’il ouvre les yeux. Elle voulait lui hurler à la figure qu’il n’était qu’un idiot. Elle aurait saccagée sa chambre si elle avait laissé libre court à son imagination.  Ses poings se crispèrent. Il était soul, à quoi bon lui parler ? A quoi bon échanger avec lui ? La raison était la meilleure amie d’Anjelica ? Non. Cela n’avait jamais le cas. Elle le fusilla du regard. « Parce que tu crois vraiment que j’avais le choix ? » Elle avait répondu sèchement sans pour autant hausser le ton. Elle passa une main lasse sur son visage et se détourna. Gardant la main sur son front, elle ferma un instant les yeux. Pour se recentrer. Se concentrer sur sa respiration qui n’en faisait qu’à sa tête. Calmer le rythme abrasif de son coeur. « Putain Fred… » Un murmure. Fatiguée. Usée. Elle ne savait même plus quoi ajouter. Elle sentait les larmes de colère poindre. Depuis quand était-elle devenue aussi faible ? Elle se frotta vivement les yeux. Elle apposa les mains sur son bureau ressentant le besoin de se sentir retenue. « Tu voulais que je fasse quoi ? Un esclandre ? Il n’attends que ça. » En un murmure, elle ajoute. « Depuis des semaines. » Celui qui se ventait d’être un mangemort repentie croisait régulièrement le chemin d’Anjelica. Il se voilait d’un masque d’hypocrisie cherchant à lui faire commettre l’excès de trop.  « Qu’est-ce que tu croyais ? Que j’allais délibérément vers lui ? Pour te faire du mal ? C’est comme ça que je suis dans tes pensées ? Tu me penses si mauvaise ? » Elle ne s’était pas retournée de toute sa tirade. Il s'était peut-être même endormi accoté au mur sans qu’elle ne s’en soit aperçue. Cette discussion n’allait mener à rien. C’était tout bonnement ridicule.
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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Jeu 4 Mai - 21:04

I'm addicted to you


L’alcool qui coulait dans son sang ne l’aidait pas à avoir des pensées claires, c’était une évidence. Il le faisait peut-être faire une erreur qu’il regretterait amèrement. Mais il avait besoin d’elle, de la voir, d’être à ses côtés. Rien n’aurait été ainsi sans cette dispute quelques semaines plus tôt. Il se serait bien tenu, peut-être, il n’aurait pas bu pour oublier qu’elle était là elle aussi. Qu’elle se trouvait dans les bras de son pire ennemi. Celui qui l’avait brisé pendant des jours entiers à Azkaban. Lui, celui dont il cauchemardait la nuit. Lui, celui qui lui avait fait vivre un véritable enfer sur Terre. Et elle le savait. Elle le savait mais elle avait dansé avec lui. Elle le savait mais elle ne l’avait pas repoussée. Non. Et lui avait bu. Pour oublier ce qu’il venait de voir. Pour oublier le couteau qui s’était planté en plein milieu de son cœur à cet instant précis. Pourtant, il ne savait pas les raisons. Il ne savait pas. Mais il l’avait vu et c’était bien suffisant. Alors le voilà, se demandant ce qu’il fait là fasse à la colère de son ex petite-amie. Celle qui l’a viré après qu’il se soit mêlé de choses qui ne le regardaient pas. Pourtant, si, elles le regardaient. Parce qu’il savait qu’elle valait bien mieux que sa petite vengeance personnelle. Parce que tout cela la changerait à jamais et elle le savait également.

Il va repartir. Parce qu’il le peut. Il n’est pas si saoul que ça. D’abord, il a réussi à transplaner pour venir, il peut bien le faire pour partir. Et puis, ça ne sera pas la première fois qu’il le fait. Elle ne veut pas de lui ici, lui qui mourrait pourtant d’envie de la voir, de lui parler. Mais l’alcool n’aide en rien. Alors il est venu, il a vu et il va partir. Le voilà d’ailleurs sortant sa baguette. Parce que oui, il allait en avoir besoin pour transplaner. C’est le contact de la main d’Anjelica sur son bras qui l’arrête. Et puis il ne réfléchit pas un seul instant lorsqu’elle lui propose de prendre une douche pour décuver un peu. Parce que dans le fond, il sait que ce n’est pas une mauvaise idée. Et puis, ça lui permettra de s’éterniser un peu ici. Avec elle. Avec celle qui lui a tant manqué. Pourquoi fallait-il toujours que ce soit si compliqué ? Alors qu’au fond, les choses n’étaient pas compliquées pour un sou. Elle était celle qui comptait tant pour lui. Une personne dont il avait besoin au quotidien. Cette personne pour laquelle il avait développé des sentiments alors qu’elle était son parfait opposé. Il avait gardé bonne figure pendant plusieurs semaines, pour que les autres ne voient pas à quel point il souffrait de son absence. Parce qu’il ne voulait pas qu’ils s’inquiètent. Pas pour lui. Pas maintenant. Il n’avait pas envie d’entendre leurs commentaires négatifs du style, on t’avait prévenu, c’était évident que ça allait se finir ainsi, cette fille n’était pas pour toi. Il s’en moquait bien de leurs jugements. Seul elle et lui savaient à quel point ils pouvaient se comprendre malgré les divergences.

Le voilà se dirigeant vers la salle de bain, la chemise à la main. Tentant de se diriger serait plus vrai étant donné le manque d’équilibre apparent du rouquin. Des images de bonheur auprès d’Anjelica, dans cette petite chambre étudiante ou dans d’autres endroits lui revenaient. Et puis, elles disparurent pour laisser la place à ce visage qui hantait ses nuits. Ce visage présent dans pratiquement l’ensemble de ses cauchemars. Le visage de son bourreau libéré quelques semaines plus tôt. Le visage de celui-ci au côté d’Anjelica. Et il posa la question de trop. Pourquoi n’aurait-il pas pu se contenter de prendre cette douche ? Pourquoi n’avait-il pas réussi à se taire ? L’alcool n’aidait certainement pas à contrôler ses paroles et ses gestes. Il était d’abord venu ici, parce qu’il voulait la voir, lui parler alors qu’il en était incapable en plein jour et le voilà posant cette question qu’il aurait dû garder pour lui. Pourtant il veut comprendre comment elle a pu lui faire ça. Elle qui savait très bien qui il était.

« Parce que tu crois vraiment que j’avais le choix ? » Il reste silencieux détournant son regard de celui empli de colère de l’espagnole. Il revoit ses yeux furibonds ce fameux soir où ils s’étaient disputés, où elle l’avait viré de chez elle. Il n’en sait rien, il ne peut réfléchir. Des idées plus étranges les unes que les autres traversent son esprit alors qu’il se demande pourquoi. Pourquoi ? Pourquoi lui ? Encore et toujours cette même question qui ne cesse de revenir en boucle. Il s’adosse au mur de la salle de bain pour limiter au maximum les risques de chute. En face, la brune s’est détournée de lui. « Putain Fred… » Ces simples mots lui font l’effet du gifle alors qu’il sent un semblant de tristesse, de colère triste poindre dans sa voix. Il aimerait aller vers elle, mais il ne le fait pas. Pourtant, même saoul, il comprendre ce qu’il va venir. « Tu voulais que je fasse quoi ? Un esclandre ? Il n’attends que ça. » Il a beau être saoul, le rouquin saisit ce qui est en train de se passer. Au plus profond de lui, la colère gronde, sourde. Une colère dirigée contre son bourreau d’un autre temps. Celui qui pourtant ne voulait pas lacher l’affaire. Contre ce mangemort pas repenti du tout. Pour celui qui cherche encore à le briser car il n’a pas réussi à le faire des années plus tôt. « Depuis des semaines. » Il ne supporte pas cette idée. Cette idée qu’il lui tourne autour ainsi. Et peut-être que malgré l’alcool, malgré la fatigue et malgré son incompréhension globale, il a peur. Il a peur qu’il lui fasse du mal. Il a peur pour elle. « Qu’est-ce que tu croyais ? Que j’allais délibérément vers lui ? Pour te faire du mal ? C’est comme ça que je suis dans tes pensées ? Tu me penses si mauvaise ? » Non. Non, elle n’était pas ainsi. Mais il était perdu sans elle. Il s’imaginait bien trop de choses sans elle. Qu’elle l’avait remplacé par un autre alors que lui ne pensait qu’à elle jour et nuit. Que l’espoir de la retrouver était définitivement mort. Et si ça avait été lui. Il y avait peu de personnes qui pouvaient briser le rouquin, mais elle faisait partie de celles-ci. « Anje… » Il se décolle de son mur pour aller vers elle. Celle qui est prise dans le piège. Parce que s’en est un. Elle est l’appât et lui la bête à attraper. Deux éléments du jeu d’un fou furieux qui ne s’arrêtera jamais. « Je suis désolé. » C’était l’incohérence totale des paroles chez Fred. Pourtant c’était peut-être pour ça qu’il était venu ce soir-là. Pour la voir. Pour s’excuser pour ce qu’il s’était passé des semaines plus tôt. Pour être de nouveau à ses côtés. Pour être sûr qu’elle n’était pas avec quelqu’un aussi peut-être. Et là peut-être pour avoir cru un instant qu’elle voulait le faire souffrir. Mais il ne ressent plus de colère vis-à-vis d’elle, uniquement de la peur. Elle allait payer, à cause de lui, comme sa mère et ses oncles et tantes des années plus tôt. Parce qu’ils avaient décidé de se battre dans le château. Alors ils avaient tout perdu. Et maintenant, il allait la perdre elle. A cause de lui, celui qu’il avait failli tuer un jour si elle n’avait pas été là. Les images de sa mère dans le journal remontent. Sa mère. Tuée par un loup-garou. Sa tante, empalée. L’horreur revient, les images qu’il tentait d’oublier resurgissent. Parce qu’il allait lui prendre son bonheur. Ce bonheur si infime et si facilement brisé. Et lorsqu’il aurait terminé, il ne lui resterait plus rien. Il ferme les yeux pour chasser les larmes qui pointent dans son regard. Il revoit le sang sur ses poings, le regard de Blake, il entend les hurlements et puis son regard. Son regard qui le fixe. Qui les fixe. Son visage qui se tord dans un sourire mauvais. Il pourrait être là. Il sait certainement où elle habite. Il panique.

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Tu me dis que rien ne passe même au bout d'un moment, qu'un beau jour c'est une impasse et derrière l'océan. Que l'on garde toujours la trace d'un amour, d'un absent que tout refait surface comme hier droit devant. Tu me dis que rien ne sert la parole ou le temps qu'il faudra une vie entière pour un jour faire semblant, pour regarder en arrière revenir en souriant en gardant ce qu'il faut taire et puis faire comme avant.
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MessageSujet: Re: I'm addicted to you ✘ Fredica   Sam 13 Mai - 15:07

I'm addicted to you,


En cet instant vous n’arriviez plus à vous comprendre. Lui certainement à cause de l’alcool brûlant qui parcourait ses veines et qui venaient troubler ses pensées. Toi parce que tu avais l’esprit très clair mais que le jeune homme qui se trouvait en face de toi avait le don de semer la discorde sur tout ce que tu pensais pourtant acquis. En revenant de ce maudit bal, tu t’étais jurée de ne pas lui pardonner de t’avoir ignoré de la sorte. Tu t’étais sentie humiliée devant le regard moqueur de Loevan. Pire encore lorsque tu t’étais retrouvée prise au piège avec Fairfax et qu’il n’était même pas intervenu pour venir te chercher. Te laissant seule entre les mains de ce décérébré. Oui, tu t’étais promis de l’ignorer, de lui lancer un regard des plus sombre si Merlin décidait de vous remettre sur le même chemin. Et pourtant, il était en face de toi et seule la douleur enivrait ta frêle carcasse. Car sa présence ne réveillait en toi que les sentiments que tu cherchais à étouffer. Sa présence te ramenait le manque de sa personne en pleine figure. Sa carrure dans ta petite chambre éveillait ce besoin de lui comme ci c’était viscérale. La douleur irradiait. Te fatiguais. Elle te faisait mal comme jamais tu pensais pouvoir souffrir. Encore moins pour un mec. Tu ne t’étais même pas compte de tout cela. Et quelque part, tu te mettais en colère à cause de ces sentiments. Parce qu’ils te rendaient faible, ils faisaient mal. Depuis quand étais-tu dépendante d’une personne  ?

Tu avais peur. Peur parce que tu ne te reconnaissais même plus. Tu voulais qu’il parte. Tu voulais qu’il reste. Tu voulais le gifler. Tu voulais le serrer dans tes bras jusqu’à ne plus respirer. Deux émotions qui s’exprimaient à tour de rôle sans que tu ne contrôles plus rien dans ta cervelle ravagée. Tu le retenais. Tu disais qu’il ne pouvait pas transplaner. Excuse   ? Tu lui dis d’aller prendre une douche. Pour le faire dégriser. Pour le faire rester un peu plus longtemps. Et puis il posa cette question. Celle qui te retourna le coeur. Pourquoi lui ? Ca te brisait de l’intérieur qu’il puisse croire que tu avais volontairement été te frotter à Fairfax. Juste pour lui faire mal. Juste pour le rendre jaloux. Ces petites manigances, tu en aurais été capable. Aguicher un autre sous ses yeux juste par vengeance. Pour lui dire, regarde tu ne veux pas me voir, alors je m’amuse…. Oui tu étais assez idiote, assez impulsive pour jouer ce genre de jeux idiots. Mais avec lui ? Celui qui avait gravé de ses tortures immondes la chair de Fred ? Marqué au fer rouge son esprit ? Pas depuis que tu savais ce qu’il avait fait à Fred, non. Jamais tu n’aurais flirté avec une telle provocation. Tu étais vexée, blessée qu’il puisse un instant croire que tu sois si cruelle avec lui. La colère a toujours dominé tes faits et gestes. Alors tu te détournes parce que tu ne veux plus le voir. Tu ne veux pas non plus qu’il parle. La voix tremblante tu tentes de t’expliquer. Ces choses dont tu ne lui aurais jamais parlé pour ne pas l’inquiéter. Tu avais vite compris qu’il s’agissait d’un jeu nauséabond venant du Fairfax. Il avait très vite saisi le caractère impulsif que tu avais. Cherchait à en jouer sous ses airs de parfait gentilhomme. Le moindre faux pas envers lui et c’était toi qui vacillait. Les règles du jeu étaient simples…

« Anje… » Il esquisse un mouvement dans ton dos, tu le sens. D’une main fatiguée tu te frottes les yeux, chassant la moindre larme qui voudrait s’enfuir. « Je suis désolé. » Désolé. Tu sentais que ces mots s’envolaient pour te percuter de plein fouet. Ces mots. Ses mots. Qui prenaient tant de sens. Qui enveloppaient tant de choses. Tu finissais par te tourner afin de lui faire face, plongeant ton regard ambré dans ses prunelles claires.  Ses yeux, tu aimais tant tout ce qu’on pouvait y lire en tant normal. Mais cette nuit, en cet instant, tu aurais jamais voulu revoir cette marque de panique qui les teintaient. Ses larmes qui les noyaient. Elle fut brutalement envoyé dans le passé. Cette première réelle rencontre qui les avait rapprochés. Déjà les larmes avaient coulé. Celle dans cette maison abandonnée alors qu’il fuyait. Les larmes et cette peur. La bataille semée de ces horreurs. Aujourd’hui… Est-ce qu’il en serait toujours de même entre eux ? Auraient-ils le loisir de juste être heureux ? Leurs bagages respectifs étaient si lourd… Et pourtant tu t’étais faite à l’idée qu’à deux, tout serait plus léger, plus simple.

Tu t’approchais précipitamment de lui. Rejetant au loin toutes tes rancunes. Parce que tu avais peur. Tu le voyais sombrer lentement dans les méandres de son passé et l’alcool ne devait pas l’aider. Tes mains essuyèrent les larmes de son visage, ce geste bien trop coutumier. « Fred ! Regarde moi. Fred ! » Ta voix s’était faite un peu plus virulente pour qu’il ouvre les yeux, qu’il plonge ton regard dans le tien. Tes phalanges agrippèrent doucement sa mâchoire. « Calme toi… » Un murmure pour l’apaiser. Tes mains glissèrent sur ses épaules l’attirant doucement à toi, l’invitant dans une étreinte délicate. Tu posais ton visage sur son épaule tandis qu’une de tes mains le caressait lentement le long de la colonne vertébrale. Tout pour le calmer. Comme si tu cherchais à l’apprivoiser doucement. Profitant aussi alors de l’avoir contre toi, de te baigner de sa tendre odeur. « Ne le laisse pas t’atteindre. C’est qu’il veut. Ta douleur, ta souffrance. » S’il avait décidé de te faire danser, ce n’était pas un hasard. Ces dernières paroles avant que Derek n’arrive l’avait prouvé. Il avait bel et bien remarqué que le rouquin n’était pas à ton bras. Il était un observateur très fin. Un manipulateur aguerri. « Montre lui que tu vis. Arrête de survivre. Et alors il aura tout perdu. » Tu levais doucement le visage pour l’observer et naturellement tes lèvres se posèrent sur sa bouche. Doucement. Délicatement. Sans s’imposer. « Te quiero tanto. » murmure en un souffle qui vint caresser ses lippes.
crackle bones

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DE CEUX
Nous sommes de ceux qui cherchent à désarmer la mort à coup d’grenades lacrymo pour l’effrayer et la maintenir à distance. Nous sommes de ceux qui espèrent croiser la vie un soir, au détour d’une avenue, pour la séduire, la ramener et lui faire l’amour de façon brûlante.
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