Partagez | 
 

 Siffler en travaillant + soeurs dashwood

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar



✽ date d'inscription : 04/11/2015
✽ parchemins : 160
✽ camp : partisan rose obscure
MessageSujet: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Mer 9 Déc - 15:29


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn
Evelyn s’affairait parce qu’elle était heureuse, depuis ce matin elle avait accès totalement et librement au QG des Arthur. Elle n’était plus une bizu, elle avait gagné sa place. Elle était une membre de la confrérie des Arthur à part entière et elle en était bien honorée. Elle avait hâte de pouvoir dire et montrer à tout le monde qu’elle était une Arthur et une vraie de vraie, surtout qu’elle avait appris que sa titularisation avait été rapide, comparée à bien d’autres qui étaient toujours bizu, malgré leur temps plus long dans la confrérie. Elle était donc heureuse et rien ne pouvait gâcher cette journée, c’est pourquoi quand on lui demanda d’aller aider en cuisine pour la grosse fête organisée par l’Université, elle n’hésita pas et fonça. Les Perceval avaient été réquisitionnés ailleurs, voilà pourquoi on leur avait demandé, en même temps les Gauvin avaient leur nez constamment plongé dans leurs bouquins, les Guenièvre étaient trop mièvres et les Merlin trop bizarres, ils valaient mieux compter sur eux, le doyen avait eu raison de les appeler. Gaiement, Evelyn s’en alla d’un pas énergique vers les cuisines de Dobby pour voir ce qu’elle pourrait faire pour aider, quand son ancienne bizuteuse -et sa superbe amie- Emily, lui avait lancé  « Je t’envoie quelqu’un pour t’aider t’inquiète. » La demoiselle avait acquiescé en riant, elle ne connaissait pas encore tous les membres de la confrérie et serait bien heureuse de les rencontrer, après tout les Arthur étaient la confrérie de l’excellence !

Elle connaissait le chemin et savait qu’elle devrait entrer dans le bâtiment Adalbert Waffling, mais elle n’était jamais entrée par ici, puisque ses cours se trouvaient toujours dans le Bâtiment Cornelius Agrippa et qu’elle mangeait avec Emily ou pas loin, depuis son arrivée sur le campus, elle découvrait donc cette nouvelle facette de l’Université. L’odeur infâme des égouts l’accueillit à l’entrée, mais elle se dissipa très vite dans les airs. Elle remercia la magie et ses merveilles d’un signe de tête et s’enfonça dans le bâtiment. Les cuisines n’étaient pas censées être ouvertes au grand public, mais Evelyn avait un papier qui expliquait tout le chemin à prendre et, même si elle s’était perdue deux fois dans le dédale des couloirs, elle finit par arriver devant l’immense tapisserie représentant trois sorcières pique-niquant sur l’herbe. Elle se mit sur la pointe des pieds pour attraper la hanche du panier en osier qui traînait sur la table et une porte apparu une fois qu’elle l’eut secoué. Parfait. Elle se glissa dans le couloir qui se formait derrière la dite porte et respira les bonnes odeurs de nourritures. Miam. Elle aimait bien cuisiner, elle était contente qu’on ait fait appel à ses services. Face à elle, une multitude d’elfes travaillaient avec acharnement. « Mademoiselle Fleming ? Suivez-moi je vous prie. » Un elfe s’était incliné à ses pieds. Elle sourit et se dit que les nouvelles allaient vite puisqu’ils savaient exactement qui arrivait alors qu’ils n’avaient jamais dû la voir ! Mais pendant qu’elle pensait, l’elfe se dirigeait déjà vers une longue table située sur le côté droit de la salle, un peu éloignée des autres elfes. Elle sourit, puis déchanta quand elle remarqua la multitude d’ingrédients, un long travail l’attendait. Elle espéra secrètement que l’autre Arthur désignée pour l’aider arriverait vite. « Nous avons pris du retard pour le repas de ce soir, mademoiselle. Seule Misty vous est assignée, vous pouvez tout lui demander elle sait ce qu’il y a à faire. » L’elfe dénommée Misty la salua plus bas que terre et lui sourit joyeusement, comme si c’était un honneur. Evelyn était à l’aise avec ces créatures qui la servait comme si elle était une reine, elle aimait leur servitude et leur engouement à l’aider, mais elle ne voulait sûrement jamais devenir amie avec une de ces bestioles. Une fois le premier elfe parti, elle se tourna vers Misty et attendit de savoir ce qu’elle devrait faire.

Alors que Evelyn avait de la pâte à gâteau jusque sur les coudes, la porte s’ouvrit et elle entendit la petite voix aiguë lancer. « Mademoiselle Dashwood ? Suivez-moi je vous prie. » Son cœur rata deux mouvements. C’était pas possible, pas elle. Pourquoi ELLE ? Evelyn tenta de respirer dignement et de garder son sang-froid. Elle ne pouvait pas la tuer ici, il y avait trop de témoin. Elle allait sûrement devoir parler en plus. Elle soupira et tenta de se calmer, et quand elle ouvrit les yeux, sa sœur était devant elle. Rha. Tous ces exercices pour se calmer n’avaient servi à rien. Elle ne pouvait pas la voir, elle ne le voulait pas. Et pire encore, elle n’était toujours pas prête pour cela. « Super. » lâcha-t-elle en direction de sa sœur, en levant les yeux au ciel et sans reprendre son accent. Ellen n’était pas débile, elle avait compris et elle savait qui elle était. Rha, pourquoi Evelyn avait-elle était si concentrée pendant son bizutage pour ne MÊME PAS regarder autour d’elle qui étaient les autres membres de sa confrérie ? Et pourquoi Emily l’avait envoyée elle l’aider ? Elle ne devait pas être la seule disponible tout de même ! Mais cela ne servait à rien de se plaindre. « Misty, donne-lui du boulot. » rajouta-t-elle en direction de l’elfe qui s’affairait déjà auprès de la nouvelle venue.


electric bird.

_________________

bff 4 ever
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 17/07/2015
✽ parchemins : 144
✽ camp : membre de l'ordre du phénix
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Dim 13 Déc - 2:31


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn
Ellen se tuait à la tâche depuis le matin. Elle était dans l’organisation d’une soirée avec l’ensemble de sa confrérie. Elle adorait faire ce genre de choses même si actuellement elle rêvait uniquement d’une pause. Pourquoi est-ce que les Perceval récupéraient toujours la meilleure partie et eux la partie chiante. C’était énervant à la longue. Mais peut-être disaient-ils la même chose de leur coté. Dans tous les cas, elle ne s’arrêta pas. Parce qu’ils allaient prouver à tous qu’eux aussi pouvaient organiser de grandes fêtes et que ce n’allait pas être à cause d’eux que ça allait rater si toutefois c’était le cas. Alors elle continua de confectionner un peu de déco pendant une bonne demi-heure jusqu’à ce que le stock de papier soit épuisé. La blonde se sentait bien dans sa confrérie, elle y était entièrement à sa place. Et puis, ça faisait peut-être un peu pompeux mais elle l’avait intégrée dans les premières. Etant en deuxième année, ça faisait un bon bout de temps qu’elle appartenait aux Arthurs, la confrérie de l’excellence et du pouvoir. Elle n’aimait pas vraiment le second terme, mais autant ne pas le cacher, ils étaient ceux qui avaient la renommée. Si elle avait dû en choisir une autre, ça aurait été les Perceval. La petite serpentarde avait bien grandit et elle aimait maintenant faire la fête. La France, ça vous change un sorcier !

Elle venait de commencer sa mini pause et allait se mettre à autre chose lorsqu’elle vit Emily dans son champ de vision. Tous aux abris ! Elle était la seule chose qu’elle regrettait dans sa confrérie, avoir à la supporter jour après jour. « Tu fous rien ? Va en cuisine y a besoin d’aide. » Et le bonjour, et le s’il te plait et la politesse, ils étaient passés où ? Ne voulant pas faire d’esclandre au milieu de tout le monde, elle obtempéra. Mais elle avait de la chance qu’il y ait encore beaucoup de choses à faire sinon, elle aurait pris une remarque. Et oui, elle n’était pas le genre de personne qui se laissait marcher sur les pieds, le plus souvent. Leur amitié n’avait pas mis longtemps à voler en éclats à la suite de la guerre et c’était bien dommage. Parce qu’au final, la métamorphomage avait appris à apprécier la brune. C’était peut-être avant qu’elle apprenne que ses parents avaient mené en partie l’attaque qui avait tué sa mère. Et savoir qu’elle soutenait encore les mangemorts et l’entendre le clamer haut et fort n’avait fait qu’accentuer la chose. Désormais, elles ne pouvaient plus se voir en peinture. C’était donc bien dommage qu’elles se retrouvent dans cette même confrérie. Heureusement, elles n’avaient pas à partager leur chambre, c’était déjà un point positif – oui parfois, ça aide à relativiser de chercher des points positifs…

En entrant dans la cuisine, elle fut accueillie par l’elfe en charge qui la fit entrer. « Mademoiselle Dashwood ? Suivez-moi je vous prie. » Ellen l’aimait vraiment bien. Elle avait toujours aimé les elfes de maison. C’étaient des aides si grandes. Cela la désolait toujours de voir de quelle façon ils pouvaient être traités dans certaines familles. Mais certaines mentalités ne changeraient jamais, il suffisait de voir celle de Spencer pour s’en rendre compte. Elle suivit l’elfe à l’intérieur, souriant d’avance à la tâche qui l’attendait. En cuisine, ce serait forcément mieux que ce qu’elle pouvait faire avant et puis, elle s’amuserait avec ses camarades qui s’y trouvaient. Elle passa la porte et se figea. Au centre de la pièce se trouvait la seule personne avec laquelle elle ne savait pas comment se comporter. Depuis quand était-elle chez les Arthur ? Certainement pas depuis longtemps, sinon elle l’aurait su. Elle connaissait les membres de sa confrérie. Devant elle se trouvait sa sœur qui prétendait ne pas la connaitre. Elle hésita à faire demi-tour. Elle n’avait pas envie de se retrouver seule en sa compagnie. Pour qu’elle en sorte une nouvelle fois le cœur brisé, ça ne valait vraiment pas la peine. « Super. » Elle sentit son cœur se serrer mais elle fit comme si de rien n’était. Elle n’avait pas envie de lui montrer qu’elle arrivait à la toucher. Et pourtant, une boule se former au creux de sa gorge. Elle avait juste envie de la serrer dans ses bras. Elle était si heureuse de la retrouver mais elle ne voulait plus d’elle. Elle n’arrivait pas à comprendre comment elle pouvait lui faire ça. Elle ne savait pas si elle pourrait tenir bien longtemps, prétendre que tout était normal. Parce que ça ne l’était pas. Elle avait rêvé de ce moment mais sa sœur le gardait pour elle, l’empêchait de l’obtenir.

« Misty, donne-lui du boulot. » Elle avait l’impression qu’elle n’était personne lorsqu’elle l’écoutait. Elle avait envie de lui hurler Tu es ma sœur, comment tu peux continuer comme ça. Une tristesse mêlée à de la colère l’envahissait. Elle ne savait pas si elle en voulait à sa sœur de ne pas l’accepter ou à elle-même de n’être capable de rien pour la toucher. Elle avait l’impression qu’elle n’était plus maitre de rien lorsqu’elle était en présence d’Evelyn. Parce qu’elle ne pouvait rien faire pour les rapprocher quand c’était tout ce qu’elle voulait. C’était sa cadette qui était chef de la situation, elle qui décidait. Parce qu’elle ne pouvait plus la forcer à l’aimer si elle ne voulait pas. Et c’était la pire chose qui pouvait lui arriver, sa sœur, son double qui ne l’aimait plus, qui ne lui parlait plus. « Je sais pourquoi je suis ici, pas besoin qu’on me donne les ordres. » Elle ne croyait franchement pas qu’elle allait lui obéir et être sous ses ordres ? Jusqu’à preuve du contraire elle était dans la confrérie depuis bien plus longtemps qu’elle. Et la cuisine, elle avait pris les décisions la concernant avec un groupe de Arthur. Alors ce qu’il restait à faire, elle le savait sur le bout des doigts. Elle commença à s’y mettre. Mais elle ne pouvait s’empêcher de se retourner pour la regarder. Elle avait beau avoir dix ans de plus, elle l’aurait reconnue entre mille. « Je vois que tu as perdu ton magnifique accent du Nord. C’est dommage, tu avais l’air tellement intelligente avec. » Elle ne savait pas pourquoi elle réagissait ainsi. Peut-être parce qu’elle n’avait plus rien à perdre et qu’elle cherchait juste à la faire réagir. Peut-être parce qu’elle voulait évacuer toute la tristesse et la déception emmagasinée lors de leurs retrouvailles et que c’était l’unique moyen qu’elle trouvait. Mais la voilà, en train de faire de l’ironie sur Evelyn alors que tout son corps avait juste envie d’aller l’enlacer. Mais son cœur brisé, écrasé par sa réaction l’empêchait d’avoir les idées claires et de prendre les bonnes décisions.

electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 04/11/2015
✽ parchemins : 160
✽ camp : partisan rose obscure
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Ven 29 Jan - 11:16


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn

Et c’est avec un regard noir que Evelyn se remit à travailler. Elle était déçue que cela arrive si vite, bien sûr, elles étaient dans la même confrérie, c’était ironique. Elles avaient toujours été si semblables petites, que ce n’était pas étonnant qu’elles soient toujours pareilles en grandissant et même si tant de choses avaient changé, le fond restait le même. Elles étaient deux Arthur, ridicule. Evelyn baissa les yeux et aboya un ordre à Misty, elle ne pouvait pas se permettre d’engueuler sa soeur, pas après avoir fait ce qu’elle avait fait. C’était elle qui avait mal agit, c’était elle qui s’était empêtrée dans son mensonge. Elle soupira. « Je sais pourquoi je suis ici, pas besoin qu’on me donne les ordres. » Evelyn releva les yeux, chose qu’elle n’avait pas encore fait depuis qu’elle avait entendu le nom de sa grande soeur prononcé par l’elfe. Un éclat de colère traversa ses rétines : elle était toujours la même. Une jolie blonde aux yeux verts, une fille Dashwood, une Ellen qu’elle avait aimé… autrefois. Pourquoi est-ce que la voir ici lui faisait si mal ? Elle aurait dû être soulagée de pouvoir enfin se défouler sur elle, de pouvoir enfin la briser comme elle en rêvait ! Evelyn mit ses doutes sur le côté, si jamais elle était mal à l’aise, c’est parce qu’elle n’avait pas fini de planifier sa vengeance, c’est parce qu’Ellen était arrivée plus tôt que prévu, c’est parce que sa saloperie de soeur l’avait accostée dans la rue. Ses dents grincèrent et elle sera le poing. « Si tu sais ce que tu as à faire, Madâme Dashwood, pas besoin de rester debout à rien foutre. » répliqua-t-elle d’un ton cassant. Elle avait ironiquement insister sur son nom. Elle voyait bien qu’Ellen était aussi mal à l’aise qu’elle, mais elle essayait de cacher son mal être par de la méchanceté, cela fonctionnait plutôt pas mal pour l’instant.

Alors qu’elle tentait de penser à autre chose -idée totalement futile à cause de la présence de la demoiselle- cette dernière ouvrit la bouche  « Je vois que tu as perdu ton magnifique accent du Nord. C’est dommage, tu avais l’air tellement intelligente avec. » Un éclat de rire s’échappa de ses lèvres, c’était à la fois un rire jaune et un rire moqueur. Elle ne savait pas encore comment elle allait se sortir de cette bourde monumentale. Pourquoi avait-elle failli à son accent ? Elle savait si bien le faire. « On a pas tous les mêmes capacités pour se transformer, l’accent est, malheureusement, faillible… mais tu as toujours été si facile à berner. » Mensonge. Depuis quand Evelyn avait-elle gagné autant d’assurance dans ses dires ? Comment se faisait-il qu’elle puisse critiquer sa soeur de bon coeur sur des sujets totalement faux ? En réalité, elle s’en fichait. « Tu te moques, mais tu n’en es même pas capable de prendre un accent, j’suis sûre. Tu t’es toujours reposée sur tes acquis. » Evelyn avait un ton moqueur, elle voulait tester sa soeur, en étant bien loin de savoir tout ce par quoi elle était passée, elle avait besoin qu’Ellen lui foute une petite claque. Elle voulait voir jusqu’où irait leur haine. En effet, Evelyn était persuadée qu’Ellen la haïssait aussi, sinon elle ne l’aurait jamais abandonnée. Alors elle jouait avec elle, prenant un ton sec, un ton joueur, un ton joyeux… elle changeait, elle variait, elle s’amusait. Elle voulait mieux connaître sa soeur, mieux connaître celle qu’elle avait perdu depuis dix ans pour planter le couteau dans l’endroit qui lui ferait le plus mal. Et à ce moment-là, elle jouirait de sa souffrance. Un coeur blessait pouvait être capable des pires folies et il était grand temps que celui de Evelyn se répare.

electric bird.


Spoiler:
AHh, désolée j'avias bien commencé et Lenka s'est mise à hurler, j'ai fini vite, c'est un peu court, mais je préfère poster que de te faire attendre encore un siècle

_________________

bff 4 ever
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 17/07/2015
✽ parchemins : 144
✽ camp : membre de l'ordre du phénix
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Dim 31 Jan - 12:59


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn

Se retrouver dans la même pièce que cette sœur qui ne voulait pas d’elle était ce qui pouvait arriver de pire à Ellen. C’était bien parce que c’était sa confrérie, ses amis et surtout qu’elle faisait partie de l’organisation de la soirée depuis le début qu’elle ne quitta pas la pièce immédiatement. Elle n’avait pas envie de donner à Evelyn la joie d’une victoire sur elle. Alors elle faisait comme si la voir ne l’atteignait pas, comme si elle ne l’aimait plus. Parce que c’était plus simple que de lui dire à quel point elle souffrait de la situation. La blonde n’était pas douée pour les sentiments. Elle ne l’avait jamais été et ne le serait jamais. C’était peut-être parce qu’elle avait caché pendant trop longtemps qui elle était et ce qu’elle pensait de la situation au Royaume-Uni pour être complètement honnête avec les gens. « Si tu sais ce que tu as à faire, Madâme Dashwood, pas besoin de rester debout à rien foutre. » L’intonation, les mimiques sur son visage, Ellen aurait eu envie de la gifler. La déception était présente dans tout son être. Elle ne se sentait pas à sa place alors elle se mit à la tâche. Parce qu’elle espérait que ça allait lui permettre d’oublier la présence de son double au sein du même lieu qu’elle. Elle se sentait mal, si mal.

Son regard ne pouvait pourtant pas s’empêcher de glisser sur le visage de sa cadette. Ses yeux verts comme ceux de leur père, cette chevelure blonde comme leur mère, n’importe qui aurait pu remarquer qu’elles étaient sœurs. Parce qu’elles le seraient toujours quoi que pouvait penser la plus jeune des deux. Elle ne comprenait pas comment elle pouvait réagir ainsi alors qu’elle-même avait juste envie de recréer leur lien. Elle l’avait perdue pendant trop longtemps, elle avait vécu avec un manque pendant trop longtemps et maintenant alors que son cœur avait explosé de joie quelques jours plus tôt, il était de nouveau serré comme au premier jour après sa mort. « On a pas tous les mêmes capacités pour se transformer, l’accent est, malheureusement, faillible… mais tu as toujours été si facile à berner. » Elle laissa couler, enfin tenta parce qu’une fois de plus sa sœur avait tapé là où ça faisait le plus mal. Oui, elle avait presque cru pendant un instant qu’elle s’était véritablement trompée de personne alors qu’elles étaient au Chaudron Baveur. Et puis non.. Elle avait tout de même réagit assez rapidement après tout. Enfin, peut-être. Elle ne savait plus, elle était perdue. Pourquoi avait-il fallu qu’elle lui fasse cette remarque en tout premier lieu d’abord. Elle n’avait servit à rien de plus qu’à mettre une fois de plus le chantier entre elles deux. Elle voulait juste attirer son attention, la faire réagir mais elle ne récoltait que son ironie, sa colère et pas une once d’amour à son plus grand désespoir. « Tu te moques, mais tu n’en es même pas capable de prendre un accent, j’suis sûre. Tu t’es toujours reposée sur tes acquis. » Deuxième remarque. Ellen resta silencieusement quelques instants. Elle n’arrivait même pas à savoir si elle le pensait vraiment et c’était ça qui lui faisait le plus mal. C’était Evelyn qui l’avait toujours tirée vers le haut lorsqu’elles étaient enfants. Et si ça avait toujours été le cas, si elle avait raison et qu’elle pouvait être bien meilleure que ce qu’elle n’était déjà. Et si elle se reposait vraiment sur ses acquis ne cherchant pas à faire mieux. Le doute était semé dans l’esprit de la blonde. Ca aurait été n’importe qui d’autre, elle n’aurait pas écouté. Mais là, c’était Evelyn, celle qui la connaissait si bien, celle qui l’avait entrainé à user de son don pendant des années alors elle était obligée de se poser la question. Elle tentait tant bien que mal de cacher ses doutes qui revenaient comme lorsqu’elle était petite et qu’elle allait utiliser ses pouvoirs auprès de personnes extérieures. Elle n’était alors jamais sûre d’elle, doutait terriblement de ses capacités et cette sensation qui avait disparu avec le temps revenait au grand galop.

« C’est parce que je me suis reposée sur mes acquis que j’ai réussi à me faire passer pendant deux ans à Poudlard pour quelqu’un d’autre. Que j’ai réussi à passer inaperçu quand tout le pays nous recherchait. » C’était à peine exagéré, leur nom était un des plus recherchés des mangemorts avec d’autres figures de la résistance. C’était leur vie bien différente que celle qu’Evelyn avait dû avoir à la même époque. Elle utilisait le nous, parce qu’ils étaient deux mais Evelyn aurait aussi pu faire partie de ce nous. Dire que pendant tout ce temps, elle la pensait disparue à jamais. La vérité n’en était que pire. « Dire qu’avant j’avais tant de mal avec mes pouvoirs et que maintenant il est si facile d’être quelqu’un d’autre. » Sur ses mots, avec un sourire légèrement victorieux, elle se transforma en Emily. Une métamorphose maitrisée, bien loin de ce qu’elle pouvait faire à l’époque comme pour lui prouver qu’elle se trompait sur elle. Et plus encore pour lui montrer qu'elle n'avait plus besoin d'elle, qu'elle n'avait pas eu besoin d'elle par la suite. C'était toute seule qu'elle avait appris cette maitrise. Elle gardait bien son silence qu'à la base c’était pour lui faire honneur qu’elle s’était enfin sortie de son mutisme, de cette période où elle refusait entièrement de transformer la moindre partie de son corps. Elle avait envie de lui dire à quel point ça avait été dur, mais elle n’en était pas capable. Elle avait trop peur de lui donner de l’emprise sur elle et elle ne pouvait pas se le permettre. Elle était déjà en situation de souffrance, elle ne voulait pas qu’Evelyn puisse en profiter une seule seconde, parce que c’était ce qu’elle cherchait, elle en était persuadée. Elle reprit son apparence de blondinette et retourna à sa préparation, ce n’était pas en bavardant que ça allait avancer.
electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 04/11/2015
✽ parchemins : 160
✽ camp : partisan rose obscure
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Lun 1 Fév - 17:10


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn

Voir Ellen hésiter représentait la plus grande victoire de Evelyn. Elle connaissait … non, elle avait trop bien connu sa soeur pour savoir qu’elle restait maîtresse d’elle-même et qu’elle ne s’ouvrait pas aux étrangers. Elle avait eu peur et s’était souvent appuyé sur Evelyn, mais seulement dans le secret, seulement quand personne d’autre n’était présent. Evelyn l’encourageait sur cette voix-là, elle aimait être utile à sa grande soeur qu’elle idolâtrait et elle aimait voir que cette super star, avait besoin de l’aide d’une petite fille. Elle en était alors fière. Ainsi, elle savait qu’Ellen avait besoin d’être encouragée. Enfin, ça c’était avant, il s’était passé tant de choses pendant son absence, tant d’années s’était écoulées et voilà que Evelyn s’était transformé, il en avait sûrement été de même pour Ellen. Voilà pourquoi elle était mal à l’aise : elle avait besoin de passer du temps avec sa soeur pour la redécouvrir, et d’un autre côté, elle exécrait ce temps si proche d’une traitresse infâme. Elle soupira et se replongea dans son travail. Elle l’avait sûrement assez apostrophée avec ses remarques blessantes à deux balles, elle espérait tant qu’Ellen rentrerait dans son jeu, elle voulait voir où était le point faible.  

« C’est parce que je me suis reposée sur mes acquis que j’ai réussi à me faire passer pendant deux ans à Poudlard pour quelqu’un d’autre. Que j’ai réussi à passer inaperçu quand tout le pays nous recherchait. » Un pétillement se marqua dans les yeux de la blonde, sa soeur avait répondu, certes rapidement et avec un ton sec, mais elle s’était laissée prendre au jeu, piquée au vif. Evelyn avait besoin de voir que sa soeur n’était pas une bonne à rien. En réalité, elle le savait déjà, elle aurait été la première au courant si son ancienne famille était morte, elle savait qu’ils étaient recherchés sans succès. Elle avait pourtant tenter de convaincre sa nouvelle famille de mangemort, de les pourchasser elle-même, mais sans résultat. Elle avait donc abandonné de le faire toute seule, mais elle se tenait tout de même informée. Ils avaient survécu, son coeur -au plus profond de son être- l’avait su, aujourd’hui elle envahit la confirmation. Son père et sa grande soeur s’était caché à cause de leurs pouvoirs. Le coeur de Evelyn se serra, c’était quelque chose qu’elle n’avait jamais dit, elle n’avait pas trahit sa famille, si les mangerons savaient qu’ils étaient métamorphomages, ce n’était pas de la faute d’Evelyn. Elle protégeait ce secret, un peu malgré elle certes, mais elle l’avait fait. Pourquoi ? Sûrement pour montrer à tous qu’elle n’était pas comme ceux qui l’avaient abandonné, elle n’était quelqu’un de loyal peut être. « Dire qu’avant j’avais tant de mal avec mes pouvoirs et que maintenant il est si facile d’être quelqu’un d’autre. » Elle avait prononcé ça d’un ton qui ne plut pas à l’étudiante en histoire sorcière. Elle fronça les sourcils et, sans lui laisser le temps de recommencer à parler, lança. « Contente de voir que mes efforts ont payés. JE t’ai énormément aidée, ça m’aurait fait chier que ce soit pour rien. » Elle rappelait les bons moments passés ensemble, uniquement pour voir un éclair de douleur dans les yeux de sa soeur. Elle était devenue sadique. Ces bons moments ne lui faisait plus mal au coeur, elle avait dépassé ce stade… ou alors, elle n’y en était pas encore arrivée. Un point de vue à débattre.


Evelyn se remit une mèche de cheveux en arrière et attrapa la pâte qu’elle était en train de malaxer, elle mourrait d’envie de la lancer sur la tête si parfaite de sa soeur, juste pour la voir dégouliner et pouvoir se moquer en toute simplicité, mais elle risquerait de prendre cela pour un jeu. Elle retint donc ses envies et se concentra sur ses ce qu’elle pourrait dire pour la blesser. Elle avait tant de questions, mais elle ne voulait pas qu’Ellen s’enorgueillît, pourtant savoir comment ils avaient fait pour échapper aux plus grands mangemorts tout en étant à Poudlard. Wahou, elle avait bien travaillé. Sur quel sujet pouvait-elle l’embêter du coup ? Elle fit une boule de pâte qu’elle porta machinalement à la bouche, elle aimait beaucoup la pâte crue. « J’ai donc bien fait de ne pas aller à Poudlard, je ne voulais pas voir ta sale tête avant d’être en mesure de pouvoir te haïr cordialement. » Suivit d’un franc sourire hypocrite.  Elle espérait d’un côté attirer l’attention de sa soeur, pour qu’elle se pose des questions, sans pour autant oser les prononcer à voix haute. Histoire qu’elles soient toutes les deux sur un pied d’égalité. « M’enfin, je comprends, c’est plaisant d’être quelque d’autre, n’est-ce pas ? Tu as du beaucoup t’entrainer, tes cheveux c’était pas encore ça quand même, d’ailleurs j’ai l’impression qu’il te reste des pointes un peu rouge. » Et elle explosa de rire quand elle vit sa soeur approcher sa main de ses cheveux comme pour voir. Comme si elle n’était pas capable de garder sa chevelure blonde intacte. Quoique, si elle l’énervait suffisamment, peut être qu’elle aurait droit à un spectacle en couleur. « Qui t’a aidée puisque tu étais incapable de le faire sans moi ? » Allez, avec un peu de chance, elle allait lui jeter un elfe de maison à la figure. C’était si drôle de la chercher, comment faisait-elle pour garder son calme ?


electric bird.

_________________

bff 4 ever
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 17/07/2015
✽ parchemins : 144
✽ camp : membre de l'ordre du phénix
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Mer 10 Fév - 22:37


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn

La situation était gênante. Ellen ne se sentait pas à l’aise. Elle ne savait plus comment réagir face à sa petite sœur. Alors qu’elle avait juste envie de se jeter dans ses bras, d’en apprendre plus sur tout ce qu’elle avait pu traverser pendant les années qu’elles avaient passés séparées mais elle n’y arrivait pas. parce que le fait qu’elle lui mente l’avait énormément blessé et qu’elle ne savait pas comment réagir face à celle qui ne semblait plus vouloir d’elle. alors elle lui répondait sur un ton sec, méchant, ironique, bien loin de celui qu’elle aurait aimé employer. Mais c’était la seule façon qu’elle avait de se protéger. Parce que si elle lui montrait l’autre facette, elle savait qu’Evelyn foncerait, parce que c’était ce qu’elle avait déjà fait auparavant. Alors elle faisait comme si toute cette histoire ne lui faisait rien, comme si sa cadette ne représentait plus rien pour elle. Y parvenait-elle ? Elle en doutait fortement mais ça lui éviter de perdre un peu trop la face devant celle qui pouvait la détruire d’une simple parole.

Alors elle lui montrait qu’elle n’avait pas eu besoin d’elle alors que c’était tout le contraire. Mais s’il y avait bien une chose qui était vrai, c’était qu’elle n’avait pas eu tant besoin que ça d’elle pour maitriser sa deuxième identité. « Contente de voir que mes efforts ont payés. JE t’ai énormément aidée, ça m’aurait fait chier que ce soit pour rien. » Un voile de douleur passa rapidement dans les yeux d’Ellen alors qu’elle tentait de le faire disparaitre le plus rapidement possible. C’était vrai que c’était Evelyn qui l’avait aidé à la base, elle et personne d’autre. mais au final, il n’y avait pas eu que ça. Il fallait qu’elle s’en rende compte. C’était toute seule qu’elle avait réussi à maitriser entièrement ses pouvoirs. C’était peut-être grâce à la peur de se faire découvrir, grâce au danger. Mais le principal était le résultat non ? « J’ai donc bien fait de ne pas aller à Poudlard, je ne voulais pas voir ta sale tête avant d’être en mesure de pouvoir te haïr cordialement. » C’était juste méchant, rien de plus. c’était pas fondé, c’était juste pour le plaisir de la faire souffrir et elle le savait. Alors elle fit comme si ça ne l’avait pas atteint. Bien sûr que si elle était blessée par cette remarque. Elle ne comprenait pas ce qu’il se passait, ce que sa sœur cherchait à faire actuellement. Elle n’était pas obligée de lui en vouloir ainsi, s’en rendait-elle compte ? Elle n’en avait pas l’impression et surtout elle ne comprenait pas pourquoi elle réagissait ainsi. Se rendait-elle compte qu’elle n’avait rien pu faire lors de l’attaque. Elle avait huit ans bon sang, huit ans ! Elle avait crié, hurlé, pleuré, mais le sort d’Evelyn n’avait jamais dépendu d’elle, tout comme celui de sa mère. Elle avait repris son apparence de blonde, celle qu’elle aurait rêvée porter toute sa vie.

« M’enfin, je comprends, c’est plaisant d’être quelque d’autre, n’est-ce pas ? Tu as du beaucoup t’entrainer, tes cheveux c’était pas encore ça quand même, d’ailleurs j’ai l’impression qu’il te reste des pointes un peu rouge. » Elle baissa les yeux sur ses pointes par reflexe pour les trouver parfaitement blondes. Pourquoi faisait-elle ça ? Elle le savait en plus qu’elle maitrisait son pouvoir. Evidemment qu’avec une réaction pareille sa sœur allait en profitait. C’était d’ailleurs ce qu’elle était en train de faire. Elle laissa couler. Elle savait qu’elle maitrisait son pouvoir mieux que quiconque. Elle n’avait pas besoin de preuves, sa vie en était une. Elle bâti d’un seul coup sa préparation un peu plus rapidement. Ca faisait du bien de passer ses nerfs sur quelque chose de temps en temps, en ce moment précis, c’était sur la nourriture qu’elle confectionnait. Plus que tout, Ellen haïssait Emily de l’avoir envoyé à cet endroit ce jour-là. « On ne peut plus plaisant. Surtout que contrairement à toi, il n’y a pas de risque que je me fasse reconnaitre. » Petite référence à leur précédente rencontre. Parce qu’elle l’avait immédiatement reconnue malgré sa croissance. Elle avait dix en de plus que lors de l’attaque et pourtant, elle n’en avait pas douté un seul instant. « Qui t’a aidée puisque tu étais incapable de le faire sans moi ? » Il fallait toujours que ça revienne à elle et elle seule. Pourtant, ce n’était pas comme ça avant. Elle qui aurait cru qu’elle aurait été fière qu’elle s’en sorte toute seule, ce n’était pas le cas. Mais que pouvait-elle bien attendre de sa cadette. Elle attendait juste les crasses actuellement et non autre chose. Parce qu’elle ne lui donnerait jamais. « Ce n’est pas parce que tu me poussais à aller plus loin, et je t’en remercie encore, que je n’avais pas déjà le potentiel nécessaire à maitriser mon pouvoir. Mon contrôle total, c’est à moi seul que je le dois et à l’entrainement. » Elle resta quelques instants silencieuse. « Et aux cours que j’ai pu suivre ensuite. » Ca faisait un an qu’elle était à l’université, autant dire qu’elle avait encore amélioré sa maitrise sur le reste de son corps qui laissait encore fortement à désirer lorsqu’elle était à Poudlard. « Et toi, qui t’as appris à devenir aussi odieuse ? » C’était sorti tout seul, parce qu’elle n’en pouvait plus de la voir comme ça. Avant elle était joyeuse, souriante, aimante, et maintenant c’était tout le contraire. Pour ce qu’elle voyait, elle aurait préféré ne jamais la retrouver et c’était peut-être le fait qu’elle pense cela qui lui brisait le plus le cœur. « Mais bon sang qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ce que tu fais ? » Le cri du cœur était enfin sorti, elle le regrettait déjà. Mais elle était prête à encaisser les coups, aussi dur que ce serait pour elle. Son cœur était déjà en mille morceaux, ça ne pourrait plus être pire.

electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 04/11/2015
✽ parchemins : 160
✽ camp : partisan rose obscure
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Jeu 25 Fév - 11:14


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn


Les deux soeurs se disputaient verbalement. En somme, même si leurs paroles étaient quelque peu violentes, elles étaient tout de même toujours les mêmes : des soeurs. Elles s’étaient retrouvés et même si Evelyn haïssait son aînée, il y avait toujours en elles cette étincelle qui avait toujours existé, elle ne pourraient jamais renié qu’elles étaient soeurs. Evelyn soupira à cette nouvelle. Elle avait pourtant toujours voulu effacer ce lien invisible, sans succès. Et maintenant qu’elles étaient ensemble à l’université, plus personne ne pourrait douter de leur parentalité. Alors, plutôt que de continuer dans ce jeu (que Evelyn avait lancé, rappelons-le) elle se tut. Elle malaxa la pâte à gâteau qu'elle était en train de faire depuis déjà dix minutes, elle ne regarda pas sa soeur. Puis elle se tourna pour vérifier le jus de citrouille qui était en train de bouillir, se brûla la langue au passage, supporta la douleur en silence pour éviter de donner une raison à Ellen de se moquer d'elle, parce que jamais Evelyn n'aurait songé que sa soeur aurait pu s'inquiéter. Elle restait silencieuse parce que la dernière phrase de son aînée résonnait en elle. « Mais bon sang qu’est-ce que je t’ai fait pour mériter ce que tu fais ? » Elle avait envie de hurler 'tout' et 'rien justement', mais elle ne voulait pas parler de cela. Elle avait peur de voir les larmes couler, de sentir la blessure de son coeur, qui avait mit tant d'année à se reconstruire, se déchirer en deux. Elle en avait marre de souffrir et c'était au tour d'Ellen de souffrir. Mais Evelyn ne savait pas comment faire cela. Elle ne connaissait plus sa soeur. Un éclair de rage passa entre ses deux yeux, elle s'était préparée toute sa vie pour cette vengeance et une fois que sa soeur était servie sur un plateau, voilà qu'elle se retrouvait comme une idiote. Elle était loin d'être prête et elle en avait honte. Sa famille lui en aurait voulu, elle devait se ressaisir.

Après de longues minutes de silence plein de malaise et gênant, Evelyn s'était enfin ressaisie. Elle avait essayé de cacher son trouble à sa soeur, mais elle n'était pas certaine du résultat, après tout, si Evelyn s'était engagée à ne pas la regarder, Ellen n'avait pas prêté le même serment. La blonde releva un regard noir et plongea son regard dans celui de sa soeur et décida de dénouer une partie de la vérité, mais pas celle qui lui faisait mal, celle qui était douce et heureuse, celle qui impliquait les Fleming. Elle sourit en pensant à ses parents adoptifs, à ceux qu'elle aimait. « Tu me flattes voyons, odieuse c'est un but que je me suis donnée, merci de me qualifier de ce parfait adjectif. » lâcha-t-elle enfin avec un grand sourire faussement flatté. Elle était redevenue hypocrite, pourtant elle savait que la partie sombre de son coeur n'était pas satisfaite, elle savait qu'elle en voulait plus et elle espérait qu'Ellen souffrirait deux fois plus qu'elle, mais de cela rien n'était moins sûr. « Mais je suis navrée, sincèrement hein, que tu me trouves détestable, ô toi, la si gentille et travailleuse jeune femme qui sauve son prochain avec amour. » un sourire niais, un battement de cil ridicule, elle jouait... et n'avait pas pu s'empêcher de lâcher en sous-entendu (pas très caché certes) ce qu'elle lui reprochait par-dessus tout. Comme si elle avait sauvé sa PROPRE soeur, comme si elle était gentille au point de se retourner pour vérifier que tout allait bien. Evidemment que les Fleming les auraient adopté toutes les deux. Elles n'auraient pas payé le crime de leurs parents tout de même. Oh. Soudainement une idée se fit dans la tête de Evelyn, elle n'y avait jamais songé, mais Ellen devait se positionner pour Indali. Un nouvel éclair traversa ses paupières, mais cette fois-ci c'était de la joie, elle pourrait donc taper à cet endroit-là. « Enfin, je ne veux pas minimiser tes qualités, tu dois en avoir un million d'autres, c'est juste que ... ta lâcheté a tout effacée. » Peut-on parler de lâcheté quand on sauve sa peau au lieu de penser à sa petite soeur ? Oui. Evelyn le pensait sincèrement.

Et elle comptait le lui faire comprendre, mais ce dont elle a le plus peur, c'est que cela se retourne contre elle, que cela abaisse ses défenses et que cela la fasse changer. Au fond d'elle-même, elle sait que ces huit années vécues aux côtés de sa famille biologique l'ont façonnée, elle sait que cela a son importance et que les liens du sang sont puissants. Elle n'avait jamais compris ça, loin d'eux, bien cajolée chez les Flemings qui cherchaient à l'orienter vers la magie noire, elle avait oublié l'amour qu'elle portait à sa soeur enfant. Elle avait mis de côté ces longues heures de jeux et maintenant qu'elle voyait sa soeur aînée, maintenant qu'elle sentait sa présence, un petit creux se formait au centre de son coeur. Tout ce temps passé gardait une importance vitale et on ne peut pas oublier sa famille. Voilà pourquoi Evelyn devait faire vite avant de se faire manger par la culpabilité et l'amour. Ne jamais sous estimé ce pouvoir, feu le Lord le leur avait bien fait comprendre...



electric bird.

_________________

bff 4 ever
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 17/07/2015
✽ parchemins : 144
✽ camp : membre de l'ordre du phénix
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Dim 28 Fév - 11:36


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn


L’ambiance était électrique dans la cuisine. Ellen et sa sœur s’y étaient retrouvées toutes les deux affectés par hasard et cela n’était pas sans poser des problèmes. La blonde ne supportait pas les remarques que lui lançait sa sœur. Mais elle n’avait pas envie de lui donner raison ou de lui donner des moyens de taper où cela ferait le plus mal. Alors elle se taisait, faisait comme si elle n’était pas touchée par toute cette histoire alors que c’était loin d’être le cas. Elle souffrait, mais Evelyn ne le saurait pas. Parce qu’elle savait que c’était ce qu’elle voulait, lui faire mal, la détruire peut-être même. Elle se concentra sur ce qu’elle cuisinait pendant quelques secondes et puis elle revient à la charge. Parce que la meilleure défense était l’attaque, tout le monde le savait elle y comprit. Elle ne voulait pas offrir d’angle d’attaque à sa sœur, alors elle frappait la première. Elle essayait tout du moins. Mais ce n’était pas elle. Ce qu’Ellen aurait voulu, c’était serrer sa sœur dans ses bras, lui faire un immense câlin comme lorsqu’elles étaient petites, lui dire à quel point elle lui avait manqué. Lui dire combien elle avait pleuré, elle avait été détruite lorsqu’elle la pensait morte pendant toutes ses années. Pendant dix ans, elle avait vécu à moitié, il lui avait manqué quelque chose, elle. Et maintenant qu’elle était là, elles se disputaient, elle la rejetait.

Evelyn ne lui répondait même pas, elle ne la regardait pas. Elle se contentait de cuisiner, de faire comme si elle n’était plus là. Mais l’ainée n’était pas dupe, elle voyait qu’elle cachait son malaise. Elle n’avait jamais été une bonne menteuse avec elle. Avec les autres c’était le cas, mais Ellen avait toujours réussi à la décrypter comme l’inverse pouvait être vrai. Et ce n’était ni les années, ni la séparation qui avait changé cela. Si une personne extérieure était entrée, elle n’aurait même pas pu savoir laquelle des deux sœurs étaient le moins à sa place, laquelle des deux étaient le plus déboussolée par ce qui était en train de se jouer. Lorsqu’elle releva enfin les yeux vers elle, Ellen put voir le regard noir qu’elle lui lançait. Un nouveau couteau planté en plein cœur. Jamais elle ne l’avait regardée ainsi lorsqu’elles étaient enfant. Les mangemorts qui les avaient attaqués ne l’avaient peut-être pas tuée mais c’était tout comme. La personne aimante qu’elle était auparavant avait disparu ce jour-là. « Tu me flattes voyons, odieuse c'est un but que je me suis donnée, merci de me qualifier de ce parfait adjectif. » Tu parles d’un objectif ! Elle n’avait même pas envie de répondre à un truc pareil. Elle n’en revenait pas. Elle savait qu’elle faisait semblant d’être flattée, mais elle ne comprenait pas comment ça pouvait être le cas. Qui serait heureux de se faire traiter de personne odieuse ? Eh bien ça ne semblait pas perturber sa sœur outre mesure. Qu’avaient-ils fait d’elle ? Elle avait l’impression qu’Evelyn avait subit un lavage de cerveau. Elle aurait encore préféré qu’elle l’ait complètement oubliée plutôt que de la voir se comporter avec elle comme elle le faisait. Elle donnait des coups de fouet dans sa préparation comme pour y passer sa colère. Est-ce que cela fonctionnait ? Non, mais ça valait toujours mieux que de mettre une gifle à sa sœur pour la faire réagir et revenir sur terre. « Mais je suis navrée, sincèrement hein, que tu me trouves détestable, ô toi, la si gentille et travailleuse jeune femme qui sauve son prochain avec amour. » Une personne extérieure n’aurait pas compris mais Ellen entendit immédiatement le sous-entendu. Elle ne faisait que confirmer ce dont elle se doutait depuis longtemps. Elle lui en voulait de ne pas l’avoir secourue. Mais elle ne se rendait pas compte qu’elle n’avait pas eu le choix. Elle avait fait demi-tour. Et puis, elle n’aurait rien pu faire face à des mangemorts, elle n’était même pas capable de lancer le moindre sort. C’était son père qui avait pris cette décision et non elle.

« Enfin, je ne veux pas minimiser tes qualités, tu dois en avoir un million d'autres, c'est juste que ... ta lâcheté a tout effacé. » De tous les adjectifs, c’était peut-être celui qui était le plus dur à entendre. Parce qu’elle n’avait jamais été lâche. Elle s’était toujours battu pour les causes qui lui tenaient à cœur. Elle s’était battu à la bataille de Poudlard pour elle, pour la venger. Elle était retournée à Poudlard juste dans l’espoir de se rapprocher des mangemorts et ensuite les faire tomber. Elle avait fait demi-tour pour aller la chercher avant de se faire arrêter par son père. Elle n’avait jamais été lâche. Alors elle n’arrivait pas à rester silencieuse, faire comme si elle n’avait pas été touchée par ce dernier commentaire. Elle avait réussi à encaisser les précédents mais pas celui-là. « Parce que tu crois que j’ai pas fait demi-tour ? Que j’aurais pas tout donné pour que tu te sois retrouvée devant et pas derrière moi ? » Elle se tut quelques instants. « J’étais en quatrième année pendant la bataille de Poudlard, et pourtant je me suis battue pour toi et pour maman, pour ce qu’ils vous avez fait ce jour-là. Tu crois que te faire passer pour quelqu'un d'autre plutôt que d'affronter ce que tu ressens n'est pas lâche ? » Il n’y avait rien de plus à dire, si elle ne comprenait pas, elle ne pouvait plus rien pour elle. Peut-être que les mangemorts qui les avaient attaqué n’étaient pas malades au point de la tuer elle, mais ils ne s’étaient pas gênés pour s’en prendre à leur mère qui était désarmée à ce moment là, n'était-ce pas lâche de la même façon ? Se faire passer pour une étrangère par deux fois, plutôt que d'affronter la vérité, si ce n'était pas faire preuve de lâcheté... Parfois, Evelyn avait vraiment une mémoire à court terme et ne voyait le négatif que d’un coté !


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 04/11/2015
✽ parchemins : 160
✽ camp : partisan rose obscure
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Jeu 17 Mar - 10:35


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn


Les mots d’Ellen résonnait dans la cuisine, enfin Evelyn en avait l’impression, en réalité c’était dans sa tête qu’ils passaient en boucle. Tantôt avec force, tantôt faiblement, tantôt pleins de rage et tantôt plein de doutes. Evelyn était perdue, elle voulait s’accrocher à ce dernier espoir, celui qui disait que sa soeur n’était pas une connasse finie, qu’un pardon était possible et qu’une amitié sororale terminerait le tout. Seulement Evelyn était beaucoup trop rongée par la haine et par le poids des années. Elle avait cru pendant près de dix ans que sa soeur l’avait abandonnée et une seule phrase ne pouvait pas effacé tout ce qu’elle avait souffert. Son coeur s’était déchiré, elle s’était crue oubliée, abandonnée. Elle s’était sentie une paria, celle de la famille qu’on mettait de côté, celle dont on ne voulait plus. Et pire, elle s’était sentie aimée par ses nouveaux parents, aimée et adulée. Elle avait été élevé en parfait soldat et ce qui la différenciait  de tous les autres enfants pro-mangemort ce que l’amour avait caché le véritable désir, elle n’avait pas été élevée à coup d’endoloris, elle n’avait pas été mutilée, abîmée, maltraitée et d’un côté s’en était pire. Elle se sentait attachée aux Flemming, un lien d’amour les unissait parce qu’elle se sentait redevable pour toujours, elle ne pourrait pas se rebeller parce qu’elle n’avait pas conscience qu’elle avait été manipulée comme une simple marionnette, il avait accompli leur coup de grâce avec brio : les deux soeurs se retrouvaient et c’était la haine qui prédominait. Evelyn avait été blessée et ce n’était pas un véritable amour qui l’avait sauvé, voilà pourquoi elle était si colérique, si prompte à se venger, si violente dans ses propos. Elle avait besoin d’aide, mais elle ne le savait même pas. Elle soupira et finit par rejeter les doutes. « Parce que tu crois que j’ai pas fait demi-tour ? Que j’aurais pas tout donné pour que tu te sois retrouvée devant et pas derrière moi ? » Et pourtant les paroles résonnaient encore et encore. Elle avait finit par se boucher les oreilles en plaquant ses deux mains. Elle ne voulait pas entendre, elle ne voulait pas écouter. Elle se le refusait, seulement elle était bien plus faible qu’elle n’avait voulu le croire.

« Tu crois que te faire passer pour quelqu'un d'autre plutôt que d'affronter ce que tu ressens n'est pas lâche ? » Ellen n’avait pas fini de parler, elle avait d’autres choses à lui dire, d’autres couteau pour la poignarder. Pourtant ce n’était pas une douleur désagréable, c’était un sacrifice libérateur, une partie du poids qui pesait sur les épaules de la blonde depuis dix ans commençait doucement à s’enlever. Ce poids qui doute et qui te fait croire que tu es une moins que rien inutile. Cependant, par esprit de contradiction, Evelyn s’y accrocha. Et quand Ellen la traita de lâche, elle monta sur ses grands-chevaux. « Et comment te croirais-je ? J’étais là, je te rappelle. J’ÉTAIS LÀ ASSISE PAR TERRE, TOMBÉE COMME UNE MERDE DANS LES ORTIES, J’ÉTAIS LÀ À ATTENDRE QU’ON ME SAUVE. » Elle n’avait pas réussi à se retenir et ses larmes commençaient à couler le long de ses yeux, sa douleur revenait, elle revivait ce fameux jour. Elle frissonna en revoyant les éclairs de lumières vertes. Son coeur se déchira une fois de plus. « Je vous ai vu continuer à courir, comme si de rien n’était alors que je tenais ta main encore quelques instants auparavant. » Et ensuite, elle s’était évanouie. Voilà pourquoi elle avait cru qu’elle ne s’était pas retournée, bien sûr Ellen aurait pu le faire, mais Evelyn ne l’avait pas vue et elle avait été retrouvée par les mangemorts, elle avait donc supposé juste. Elle avait raison. Point barre.



« Comment te croirais-je ? » repéta-t-elle dans un murmure triste. Evelyn mourrait d’envie d’y croire, mais elle ne voulait pas se laisser tomber dans ce gouffre de possibilité, car alors, si Ellen s’était retournée, la jolie blonde avait fait ses études à Durmstrang inutilement, elle avait travaillé sa vengeance pour rien, elle avait attendu tout ce temps avec une impatience morbide et surtout, elle devrait reconnaître que les Flemming l’avait embobinée et ça, elle ne le ferait jamais. Alors, en son for intérieur, elle se fit une promesse : tant qu’elle n’avait pas de preuves, elle n’y croirait pas. Elle redressa son fier visage et regarda sa soeur dans ses yeux, elle y lut des choses qui la firent vaciller, mais elle resta forte, elle s’était juré de ne pas y croire alors elle n’y croirait pas. Elle inspira un bon coup et lâcha d’un ton hautain. « Je ne te crois pas. » Le regard dur, la volonté presque droite, le doute écarté de son cerveau. « Non, pas sans preuves. » rajouta-t-elle sournoisement. Un mince sourire s’étira sur ses lèvres, après le cataclysme des larmes et ses hurlements qui avaient effrayés les elfes de maisons, elle était -du moins c’était ce qu’elle croyait- victorieuse. De plus, elle n’avait pas peur, elle savait qu’Ellen n’avait pas de preuves, après tout, même une pensine peut être modifiée…


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar



✽ date d'inscription : 17/07/2015
✽ parchemins : 144
✽ camp : membre de l'ordre du phénix
MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   Sam 26 Mar - 16:45


Que ça va vite quand la musique vous aide à travailler.
ellen & evelyn

Ellen se sentait mal et elle voulait que sa sœur qui lui rentrait dedans et qui lui avait menti se sente de la même façon. Elle n’aimait pas la façon avec laquelle elle réussissait à la mener en bateau, elle avait l’impression d’être à sa merci et depuis ce jour-là, elle s’était jurée que plus rien ne pourrait l’atteindre. Bien sûr, elle savait que c’était impossible, mais elle s’efforçait que ce soit le cas. Et pourtant, Evelyn aurait pu la briser d’une seule phrase, peut-être était-ce déjà fait, peut-être que c’était pour cela qu’elle réagissait si mal. Parce que lorsqu’elle lui avait menti quelques semaines auparavant, Evelyn avait réussi à briser la joie de la revoir qui habitait sa grande sœur. Elle avait peur de la perdre pour de bon si ce n’était pas déjà trop tard. Et elle ne supporterait pas de vivre en sachant sa sœur en vie mais refusant de lui parler.

Ce fut se faire traiter de lâche qui la fit exploser. Parce qu’elle tentait de faire comme si elle n’était pas touchée, comme si les commentaires et remarques que sa sœur lui faisait ne la touchaient pas. mais ça ! Elle lâche ? Elle s’était battue, elle avait fait demi-tour pour aller la chercher, elle était tout sauf lâche. Alors c’était un cri du cœur. Peut-être pas celui qu’Evelyn attendait mais elle sentit son regard flanchait alors qu’elle lui disait avoir fait demi-tour. Parce que peut-être qu’elle y croyait enfin. Elle continua encore et encore alors que sa cadette se bouchait les oreilles pour ne plus entendre ce qu’elle avait à dire. Ce comportement fit sourire Ellen malgré elle. Cela lui rappelait tellement leur enfance. Il lui arrivait si souvent de faire ça mais dans un autre type de situation. Elle n’avait pas tellement changé finalement. Sauf sur les points primordiaux. Elle avait continué même si elle ne l’écoutait pas ou faisait comme si elle ne l’entendait pas. Parce qu’il fallait que ça sorte. Que cette tristesse et cette colère de la voir opposée à elle sorte. Alors elle avait peut-être été lâche mais sa sœur l’était tout autant à ne pas vouloir l’écouter et à lui avoir menti sur qui elle était pour cacher ce qu’elle ressentait. Dire qu’elle avait rêvé des nuits entières de la retrouver et c’était dans ces conditions. Elle tentait de se persuader que ça aurait été mieux autrement. C’était ce qu’elle faisait. Parce qu’au final, elle avait réussi à faire son deuil mais là, elle devait se préparer à le faire une seconde fois. Le deuil des souvenirs et de la petite fille joyeuse et aimante qu’elle était dans ses souvenirs et ses rêves.

« Et comment te croirais-je ? J’étais là, je te rappelle. J’ÉTAIS LÀ ASSISE PAR TERRE, TOMBÉE COMME UNE MERDE DANS LES ORTIES, J’ÉTAIS LÀ À ATTENDRE QU’ON ME SAUVE. » Les larmes commençaient à couler le long des joues d’Evelyn alors Ellen détourna la tête. Elle n’avait pas envie de la voir dans cet état. Elle savait ce qu’il se passait ou elle l’imaginait. Elle devait avoir les mêmes images ou presque qu’elle en tête en ce moment même. Les éclairs, les mangemorts, les cris, la course, la main d’Evelyn lâchant la sienne alors qu’elle continuait d’être tirée par son père. « Je vous ai vu continuer à courir, comme si de rien n’était alors que je tenais ta main encore quelques instants auparavant. » Parce que tu crois que je m’en souviens pas aussi ? Elle ne dit rien, pas à ce moment-là. Sur le coup, elle avait cru qu’elle avait juste lâché sa main. Parce qu’on court toujours mieux avec ses deux bras qu’en était trainée derrière quelqu’un. Dans la précipitation et les bruits, elle n’avait pas entendu la chute. Ce n’était que quelques instants plus tard que ça avait été le cas.

« Comment te croirais-je ? » Ellen releva ses yeux et les plongea dans ceux brillants de sa sœur. Peut-être que les siens aussi étaient un peu remplis de larmes. Parce qu’elle revivait ce moment où elle s’était aperçu que sa sœur n’était plus là. La douleur devait être présente dans son regard comme elle pouvait la lire dans celui de sa sœur. Elle sentait sa tristesse. C’était ce moment où elles s’étaient perdues l’une l’autre. Elle avait été arrêtée par son père. Peut-être avait-il fait une erreur mais il ne réfléchissait alors plus en père mais en homme d’action. Ils avaient tous les deux vus les nombreux éclairs. Il n’y avait plus aucune chance. Il voulait sauver le reste de sa famille. Elle, ce qu’elle voulait c’était sa sœur mais elle n’avait rien pu faire lorsqu’il l’avait attrapé. Elle avait juste pleuré dans ses bras alors que l’image de sa maison disparaissait petit à petit.

« Je ne te crois pas. Non, pas sans preuves. » Sa voix était dure, elle croyait dans le fait qu’elle ne pourrait pas la convaincre. Elle voulait lui montrer qu’elle était forte. Ellen était tout de même décontenancée. Comment pourrait-elle lui donner des preuves ? Comme si elle en avait… Ce comportement lui déplaisait. Elle ne comprenait pas comment elle pouvait croire qu’elle ne pouvait pas avoir fait demi-tour. Elle plongea son regard dans celui de sa jeune sœur. Elle allait devoir la convaincre. Mais elle ne savait pas comment, elle n’avait que ses souvenirs, ceux qui accompagnaient ses nuits et ses jours, ceux qui revenaient inlassablement, l’empêchant de complètement oublier ce jour. « Parce que tu crois vraiment qu’il peut exister des preuves matérielles à ça ? » Elle avait préféré jouer la franchise plutôt que de tenter de lui mentir. Parce que parfois, mieux valait l’honnêteté. « Qu’est ce que tu veux entendre ? » Sa voix était claire, assurée malgré la tristesse qui devait être en train d’envahir ses traits. Parce que c’était peut-être là que tout se jouait. « Qu’il y a pas une journée ou une nuit où j’ai pas revécu ce moment-là ? Que dès que je me suis aperçu que tu nous suivais plus, j’ai commencé à courir en sens inverse. Que j’ai pleuré pendant tout le trajet après que papa m’ait rattrapée. » Quelques larmes commençaient à briller dans le fond de son regard mais elle le garda braqué dans celui d’Evelyn. Parce que c’était peut-être ce qu’il fallait. Qu’elle voit qu’elle aussi avait souffert de cette perte. « Que pendant plus de deux ans j’ai complètement refusé d’utiliser mon pouvoir parce que c’était pas avec toi et que j’en voulais plus. » Elle se tut. « C’est ça que tu veux entendre ? » Elle marqua quelques instants d’arrêt. « Tu crois quoi, que ça a été plus facile à vivre pour moi que pour toi ? Tu étais toute ma vie, qu’est-ce que tu crois que ça m’a fait de ne pas pouvoir te sauver ce jour-là ? » Elle laissa une larme rouler sur sa joue. Il fallait croire que pour quelqu’un qui pensait avoir fait son deuil, le passé l’avait bien rattrapée.


electric bird.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: Siffler en travaillant + soeurs dashwood   

Revenir en haut Aller en bas
 

Siffler en travaillant + soeurs dashwood

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Siffler en travaillant (1)
» Vente de soeurs de bataille
» [ACHAT]Soeurs du crépuscule sans dragon
» Les soeurs magus :
» Problème dans "La volte-face des soeurs"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Eternal Dissendium  :: MONDE FARFELUS :: Flashback-